Alexandre Cloutier

L'entente de continuité n'est pas respectée selon Alexandre Cloutier

Le député de Lac-Saint-Jean à l'Assemblée nationale, Alexandre Cloutier, exige que le gouvernement du Québec fasse le point sur l'entente de continuité signée en 2010 avec Rio Tinto et qui ne sera pas respectée à son échéance en 2018.
« On se rappelle des sorties du ministre Raymond Bachand qui qualifiait l'entente de ''béton'' et de plus importante des 50 dernières années. Depuis sa signature, ce ne sont que des emplois qui disparaissent et des investissements qui tardent toujours à se concrétiser dans la région. Il est temps qu'un leader se lève au Saguenay-Lac-Saint-Jean et fasse respecter cette entente », nous a déclaré le député péquiste.
La nouvelle publiée par Le Quotidien dans son édition de mercredi sur la disparition de 103 emplois à l'aluminerie de La Baie est une autre illustration, pour le député, que Rio Tinto n'a aucunement l'intention de procéder à des investissements dans la région. Ce qui signifie, poursuit-il, que l'entreprise ne respectera pas l'entente de continuité.
« L'entente de continuité prévoyait la construction d'une nouvelle turbine à Shipshaw et le projet pilote AP60 de Jonquière avec 60 000 tonnes. Rio Tinto s'était engagée pour la réalisation de la phase 2 de l'aluminerie d'Alma avec un projet de 160 000 à 190 000 tonnes métriques et la phase 2 AP60 de Jonquière pour 170 000 à 195 000 tonnes métriques. »
« En raison de la crise économique, ajoute Alexandre Cloutier, la période pour procéder aux investissements a été prolongée jusqu'en 2018. On est au début 2017 et il n'y a aucun projet sur les tables à dessin. Ça veut dire que les investissements ne seront pas réalisés en temps et lieu. Pendant ce temps, le gouvernement du Québec ne fait rien. Il permet à Hydro-Québec d'acheter des surplus d'électricité de Rio Tinto que nous n'avons pas de besoin. »
Avec de telles annonces, le député de Lac-Saint-Jean ne s'étonne pas de voir que les grands indicateurs économiques et sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean fondent comme neige au soleil. Il signale que les emplois industriels sont importants dans l'économie régionale et que leur disparition, sans annonce d'investissement, a un effet cumulatif.
« Quand les investissements privés de cette nature sont au ralenti, il y a immédiatement des conséquences pour les autres secteurs comme l'immobilier. Après, on s'étonne que la démographie soit à la baisse dans la région », a insisté le député de Lac-Saint-Jean.
Il considère que le plus grave dans cette situation réside dans le comportement du gouvernement de Philippe Couillard. Alexandre Cloutier s'interroge sur ce qu'il identifie comme « l'inaction du gouvernement », alors que l'entente de continuité tire à sa fin et qu'elle ne fera l'objet d'aucune évaluation de la part de l'État qui a de son côté rempli tous les engagements prévus à ce contrat. 
Alexandre Cloutier estime que la politique du « laisser-aller » est celle qui guide le gouvernement du Québec face à Rio Tinto. Il cite en exemple le dossier des berges du lac Saint-Jean où le gouvernement a trouvé le moyen de retarder de plusieurs mois le processus des audiences publiques.