Lent redémarrage dans les usines de Rio Tinto

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
À l’image de la société qui se déconfine peu à peu, la production d’aluminium retourne vers son cours normal chez Rio Tinto. Mais les conditions du marché mondial sont encore difficiles.

Au début du mois de mai, Le Quotidien relatait une baisse de production dans les alumineries de l’entreprise. Cette baisse avait des effets principalement sur la production de métal à valeur ajoutée. Le ralentissement de l’industrie automobile et la volatilité des marchés forçaient Rio Tinto à faire preuve d’agilité pour répondre aux besoins des marchés.

Aucune mise à pied n’avait été effectuée, selon ce qu’il avait été possible d’apprendre à l’époque, mais des employés avaient été affectés à d’autres tâches à l’intérieur de l’entreprise.

« Il y a effectivement une certaine reprise [...], les employés la voient parce qu’il y avait des gens qui avaient été déplacés et qui retournent dans leur département », a confirmé samedi le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNÉAA), Donat Pearson. Il a cependant précisé que les usines ne fonctionnaient pas encore à plein régime.

Les conditions du marché de l’aluminium, qui sont toujours influencées par l’importante quantité de métal gris dans les stocks mondiaux, ont été affectées par la COVID-19. Le ralentissement économique avait encore fait augmenter le nombre de tonnes d’aluminium disponibles pour les acheteurs. Selon ce qu’avait affirmé une porte-parole de Rio Tinto, environ trois millions de tonnes d’aluminium étaient disponibles.

Le redémarrage de l’économie commence à se faire sentir dans les usines régionales. « Tranquillement pas vite, il y a des clients qui redémarrent. C’est certain qu’il y a des contrats d’approvisionnement, si je peux employer ce terme-là, qui recommencent à rouler [...], mais c’est quand même assez mollo », indique M. Pearson, qui précise que tous les différents produits de Rio Tinto connaissent une légère hausse de la demande.

Au moment d’écrire ces lignes, l’entreprise n’avait pas commenté la nouvelle, malgré une demande du Quotidien.