L'entrée des clients s'est déroulée dans le calme, malgré la longue file.

L'électronique toujours en demande

Tablettes, ordinateurs, télévisions 4K... Les consommateurs ont fait le plein d'achats, lundi, lors du fameux solde de l'Après-Noël. Et encore une fois, ce sont les magasins d'électronique qui avaient le plus la cote.
La file était longue devant le Best Buy, avant l'ouverture des portes, à 12h45. Telle une équipe de hockey, les employés du défunt Future Shop ont scandé des slogans quelques secondes avant de faire entrer les clients.
«C'est notre plus grosse semaine de l'année, convient le directeur général adjoint, Luc Massé. C'est échelonné sur trois ou quatre jours. Nous avons certains produits en quantité limitée. Les clients le savent et font la file pour être certains d'avoir ce qu'ils veulent.»
Les télévisions 4K sont de plus en plus abordables et sont très prisées, affirme M. Massé. «Les promotions sur ces produits sont importantes. Les télés 4K partent rapidement.»
La boutique Stokes était aussi très courue lundi après-midi, tout comme le Walmart.
Un sondage réalisé par le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) montre qu'un consommateur sur trois profitera des soldes de l'Après-Noël.
Des commerces contournent la loi
Les boutiques Sirens et Urban Planet, propriétés de la chaîne YM Inc., n'en ont que faire de la loi empêchant les commerces d'ouvrir avant 13h le 26 décembre.
Lors du passage du Quotidien, vers 10h15, les deux boutiques accueillaient déjà des clients. «Oui, il y a une loi, a répondu une commis de Sirens lorsque questionnée par Le Quotidien sur le fait que la boutique était déjà ouverte, malgré l'interdiction. Mais elle peut être contournée», a-t-elle lancé en riant.
L'amende est d'un minimum de 1500$ pour une première infraction et d'un minimum de 3000$ pour chaque récidive, peut-on lire sur le site du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation.
Des agents de sécurité rencontrés sur place ont mentionné avoir déjà informé les gérants des deux endroits, mais que la pratique était la même depuis quelques années. Des fonctionnaires du gouvernement passent généralement et donnent des amendes, mais celles-ci sont moins grandes que les profits engendrés par cette ouverture hâtive.
La loi précise néanmoins que, dans la détermination du montant de l'amende, le tribunal peut tenir compte des avantages et des revenus retirés de l'exploitation de l'établissement.
Vers 12h, d'autres boutiques étaient ouvertes, dont Amnesia et Souris Mini.
Sur le site du ministère, il est mentionné que la loi permet notamment de «maintenir de saines conditions de concurrence entre les différents établissements commerciaux afin de préserver la diversité et la vigueur de la structure commerciale du Québec».
Les indépendants ont aussi la cote
Il n'y a pas que les grosses chaînes qui soient populaires lors des soldes d'Après-Noël. Les boutiques Rodrigue Le Bottier et Twist, sur la rue Racine, attiraient une foule nombreuse, lundi, lors du passage du Quotidien.
«Ce n'est pas une manne, mais il y a beaucoup de gens de l'extérieur de la région qui viennent, soutient le propriétaire de Rodrigue Le Bottier, Alain Tremblay. Vendredi, il y avait trois personnes d'Ottawa qui ne se connaissaient pas en même temps dans la boutique! Souvent, les gens viennent acheter pour les parents. La clientèle durant la période des Fêtes est provinciale.»
Ce n'est d'ailleurs pas nécessairement le solde d'Après-Noël qui attire le plus de clients, mais bien l'ensemble de la période des Fêtes. Chez Twist, la propriétaire Marie-Hélène Haché explique que ces ventes sont primordiales.
«Ces journées-là me permettent de faire des sous pour acheter la collection d'été que je dois payer en février.»
Les rabais dans les deux boutiques, celle sur la Racine et celle dans le carré Davis à Arvida, sont sur les vêtements et non les métiers d'art. «Il n'y a pas de rabais sur les métiers d'art. C'est seulement sur les vêtements que l'on parvient à en faire. Cette journée après Noël est bonne, tant à Arvida qu'à Chicoutimi, mais mes vraies grosses semaines, ce sont les deux avant Noël. Là, il y a une grosse différence», convient-elle.