L’implantation d’un musée à l’église Sainte-Thèrese fait partie des priorités du conseiller Carl Dufour, qui croit que 2019 servira à jeter les bases du projet.

L’église Sainte-Thérèse ciblée pour un projet de musée

L’église Sainte-Thérèse d’Arvida sera fort probablement convertie en musée. Au cours de la prochaine année, le conseiller municipal Carl Dufour entend mousser ce dossier, qu’il juge important pour le développement de son secteur.

Le projet est piloté par le Centre d’histoire d’Arvida. Le conseiller Dufour y tient mordicus et l’a classé au haut de sa liste des priorités pour l’année 2019. Selon lui, la nomination d’Arvida au titre de 13e arrondissement historique du Québec vient renforcer la nécessité de créer un centre d’interprétation comparable à un écomusée, où serait mise en valeur l’histoire industrielle de la cité du métal gris, mais aussi de la région. L’église Sainte-Thérèse, un bâtiment phare, est ciblée. Des pourparlers ont déjà été amorcés avec la direction du diocèse de Chicoutimi, qui serait favorable à une cession, selon ce que rapporte Carl Dufour.

Le porte-étendard du district #5 entend ramener les discussions à la table en début d’année. Il se dit conscient du travail à faire, mais croit que ce projet est réalisable et pourrait rapporter gros en terme de retombées touristiques. L’élu pense qu’il est réaliste de penser que le centre d’interprétation pourrait ouvrir ses portes dans un horizon de trois à cinq ans.

« Il faut mettre les bases d’un centre d’interprétation en 2019. C’est un gros dossier. L’église Sainte-Thérèse, c’est une option très envisageable et il va y avoir d’autres discussions avec l’évêché. Déjà, on a une étude de Luc Noppen, qui est historien et spécialiste de la conversion des églises, qui nous confirme la faisabilité du projet. On a aussi un carnet de santé qui nous confirme qu’on aurait besoin d’investir environ 2 millions $ sur quelques années pour la mettre en ordre », signale Carl Dufour. Une étape vient d’être franchie en ce qui a trait à la conservation du temple, avec l’injection, par Saguenay, de 220 000 $ pour la réfection de la toiture. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) a aussi investi des fonds, dans le cadre de son programme de soutien à la rénovation de bâtiments religieux, portant l’enveloppe totale à près de 400 000 $.

« Il ne faut pas prendre Sainte-Thérèse strictement comme une église. C’est un bâtiment patrimonial qui se trouve au coeur d’un arrondissement historique. Il faut être prêts pour agir et il faut absolument mettre les bases pendant l’année qui vient », insiste Carl Dufour. L’échevin est d’avis qu’il serait possible de maintenir la chapelle d’adoration ouverte au culte.

Rio Tinto absente

S’il a été question, par le passé, que Rio Tinto soit partie prenante du projet en créant une fiducie dans laquelle serait placée l’église Sainte-Thérèse, Carl Dufour indique que la multinationale n’est pas partenaire à ce stade. L’entreprise pourrait toutefois se joindre à l’aventure au fur et à mesure que le plan de développement muséal se met en branle.

« Si on est capables de conserver des églises avec la baisse de fréquentation, il faut absolument leur trouver de nouvelles vocations. Je pense que l’évêché sera d’accord avec ça et qu’ils sont prêts à fermer. Il y a plusieurs dossiers en cours à la Ville, mais je pense qu’on va pouvoir insérer celui-là. Tous les conseillers ont pris conscience de l’importance du secteur », note-t-il, ajoutant que les conclusions d’une étude de développement touristique réalisée par la spécialiste en patrimoine urbain, Lucie K. Morisset, seront connues à la fin décembre.