L’église Saint-Joachim sera démolie

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Le propriétaire de l’église Saint-Joachim de Chicoutimi a récemment signé un acte d’abandon. La démolition de la bâtisse en décrépitude semble donc la seule avenue possible pour ce refuge de squatteurs.

La conseillère municipale du secteur, Brigitte Bergeron, explique que le propriétaire, Louis Moisan, a décidé en décembre dernier de se départir du bâtiment en faveur de Revenu Québec. L’agence gouvernementale devra donc décider ce qu’il adviendra de l’église et du terrain situés au coin des rues Jolliet et des Eudistes.

« Depuis que je suis en poste, j’ai été interpellée à maintes reprises. Il y a eu plusieurs incendies, des squatteurs dans l’église. Au niveau de la sécurité, ce n’était pas facile. C’était même dangereux. Je suivais le dossier depuis le début », a mentionné Mme Bergeron, lors d’une entrevue devant l’église, mercredi matin. 

Selon elle, en raison de l’état de l’église, la démolition sera inévitable. C’est d’ailleurs ce qu’elle souhaite et elle compte interpeller la ministre Andrée Laforest pour avoir son aide et accélérer le dossier. La conseillère municipale espère une démolition au printemps.

« Des gens nous ont approchés pour voir si c’était possible de la rénover pour pouvoir la conserver, mais ce n’était pas le cas. Depuis que je suis en poste, il y a eu plusieurs espoirs de rénovation ou de démolition, mais ça n’a jamais fonctionné. Pour moi, c’est une excellente nouvelle, et pour tout le quartier aussi. »

Mme Bergeron est assurée que les gens du voisinage seront heureux, même s’il y aura quand même un peu de tristesse chez certaines personnes. 

« C’est une belle église. Ça fait partie de notre histoire, mais on était rendus là. Ça va soulager tout le monde. »

Cette nouvelle survient au moment où Saguenay tient une consultation publique sur l’avenir de ses églises. 

À l’abandon

L’église, qui était fermée au culte depuis longtemps, était laissée à l’abandon depuis plusieurs années. Elle était devenue le refuge de plusieurs jeunes et de squatteurs. Plusieurs actes de vandalisme ont été rapportés au cours des dernières années et plusieurs débuts d’incendie ont occupé les pompiers.