Mais où sont donc les responsables du «désastre» de l'église Fatima? Voilà la question que je me pose depuis que j'ai appris, le 13 mai dernier, de la bouche même du président de l'arrondissement de Jonquière, Bernard Noël.

L'église Fatima a manqué d'amour

La décision de Saguenay de retirer le statut patrimonial de l'ex-église Notre-Dame de Fatima reçoit l'aval de Lucie K. Morisset, professeur titulaire du département d'études urbaines et touristiques de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.
Cette spécialiste de l'architecture constate qu'il est maintenant difficile de croire que l'ancienne église pourrait être sauvée en raison de son très mauvais état dû au fait qu'elle a été laissée à l'état d'abandon depuis la fin des années 90. Selon elle, depuis 2006-2007, il y a plus rien à faire puisque l'église a tout simplement manqué d'amour de la part des décideurs et du public. « Les constructions modernes sont plus fragiles que les anciennes églises de pierre en raison des techniques de construction modernes qui ont été appliquées, de la présence d'amiante etc. »
Mme Morisset est d'avis qu'il serait vain de tenter de ressuciter les « morts », mais qu'il est nécessaire plutôt de s'occuper des édifices encore vivants, comme c'est le cas pour l'église Saint-Raphaël, qui, selon elle, manque d'amour également.