Legault vise cinq députés

À moins d’une semaine de l’élection générale, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a bon espoir que son parti pourra l’emporter dans au moins quatre circonscriptions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, voire même cinq.

Le chef caquiste s’est montré très optimiste quant aux chances de son parti de l’emporter, lors d’un entretien accordé au Quotidien.

« On a de très bonnes chances de gagner dans Lac-Saint-Jean. Le plus difficile sera Roberval, mais les quatre autres comtés sont très prenables », a expliqué celui qui justifiait sa visite dans la région pour ces potentiels gains.

François Legault a souligné le caractère spécial des luttes à deux dans plusieurs circonscriptions. Dans Jonquière, Chicoutimi et Lac-Saint-Jean se retrouvent en opposition des candidats péquistes et caquistes. Dans Dubuc, il s’agit plutôt d’une lutte contre les libéraux.

François Legault a tenté de se faire rassurant quant à l’absence sur le terrain de la candidate Denise Trudel dans Roberval. Selon lui, « Denise est née à Alma. C’est vrai qu’elle a habité un bon bout de temps à Québec. Elle est prête à revenir dans la région ». 

Confiance envers les candidats 

Les dernières semaines n’auront pas épargné les candidats Benoit Rochefort et François Tremblay. Le premier a vu son renvoi du doctorat en management de projets pour plagiat être dévoilé au grand jour. Quant au deuxième, ce sont des courriels injurieux qui l’ont placé sur la sellette. 

Le chef de la CAQ n’est nullement inquiet advenant l’élection de l’un ou des deux candidats. Il est d’avis que François Tremblay, qui s’est depuis excusé, n’est pas le premier à tenir des propos durs et qu’il a été un excellent président de l’arrondissement de La Baie lors de sa carrière en politique municipale.

Quant au candidat dans Jonquière, Legault croit en sa parole. « Benoit, c’est un professeur qui est très aimé au cégep. Il est très impliqué dans le développement économique. Il nous jure que c’est lui-même qu’il a plagié. Moi, je le crois », assure celui qui prétend que son candidat serait un excellent gestionnaire.

Questionné quant à l’actuelle tangente de la campagne, François Legault n’est guère surpris. « Quand on est premiers dans les sondages, il faut s’attendre à ce que les adversaires nous attaquent. Malheureusement, ça devient des attaques personnelles. Il est temps que ça finisse. J’aimerais que l’on revienne sur les enjeux comme l’éducation, la santé, l’économie. C’est de ça que les Québécois nous parlent sur le terrain », a-t-il conclu.

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PROJET SAINT-LAURENT: DU POTENTIEL ICI

(Annie-Claude Brisson) – Le chef de la CAQ, François Legault, est d’avis que le Projet Saint-Laurent a un potentiel au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Au cours des derniers jours, le candidat caquiste dans Dubuc, François Tremblay, a souligné, à maintes reprises, les retombées possibles d’un tel projet dans la région. 

« Je suis content de voir que la mairesse de Saguenay y croit. Il s’agit d’avoir un certain nombre de pôles logistiques qui sont jumelés à de beaux parcs industriels. On peut attirer beaucoup d’entreprises. Cela s’applique très bien à Port de Saguenay », a expliqué François Legault. Près de 1000 emplois pourraient être créés grâce à ce projet, et ce, en l’espace de seulement quelques années.

Alors que la région est en attente d’engagements concrets dans diverses industries, le chef caquiste prend position. S’il est élu comme premier ministre, il promet de s’impliquer personnellement face à des entreprises comme Rio Tinto. « Je pense qu’il faut que ce soit donnant-donnant », a-t-il exprimé lors d’un entretien accordé au Quotidien. Il cite en exemple un futur projet de Rio Tinto qui devrait se faire ici plutôt que dans d’autres pays.

François Legault compte également améliorer l’industrie forestière en modifiant, entre autres, les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF). Les entreprises pourraient ainsi planifier sur plusieurs années. Le chef de la CAQ envisage également de se débarrasser de l’encan annuel et d’octroyer des droits de coupe sur de plus longues périodes en échange d’investissements dans les équipements et d’emplois mieux payés. « Notre défi au Québec, ce n’est pas tellement de baisser le taux de chômage, c’est d’augmenter le revenu moyen. Quand on se compare avec nos voisins, on a un salaire moyen beaucoup plus bas. C’est encore plus vrai au Saguenay-Lac-Saint-Jean que pour le reste du Québec », a-t-il expliqué. 

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À LA FERME GILBERT ET FILS

(Annie-Claude Brisson) – C’est dans une ferme de Saint-Henri-de-Taillon que le chef de la CAQ, François Legault, s’est arrêté, mardi après-midi, dans la circonscription de Lac-Saint-Jean. L’unique arrêt en sol jeannois s’est tenu à la ferme Gilbert et fils. 

Accompagné des candidats Éric Girard (Lac-Saint-Jean), Denise Trudel (Roberval), Andrée Laforest (Chicoutimi), Benoit Rochefort (Jonquière) et François Tremblay (Dubuc), le chef du parti a visité les nouvelles installations de la ferme familiale qui a été complètement ravagée par les flammes au printemps 2017. 

La productrice Diane Ouellet-Gilbert y a présenté les installations à la fine pointe de la technologie. La robotisation côtoie les animaux, au quotidien, dans cette ferme qu’elle opère avec son mari Benoît Gilbert et leurs garçons Pascal et Gino. Le maire de Labrecque participait également au rassemblement. 

En fin d’après-midi, l’équipe de la CAQ s’est ensuite dirigée chez RSI Environnement à Saint-Ambroise. L’entreprise qui n’arrive pas à opérer sur une base annuelle, faute de contrat, s’affaire à décontaminer des sols aux quatre coins de l’Amérique du Nord. « Nous avons sensibilisé M. Legault et son équipe à l’importance de réduire le passif environnemental québécois. À notre avis, il est grand temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et agisse pour éliminer les sols contaminés en plus de contrer la disposition illégale de ces derniers au Québec. C’est le meilleur conseil que nous pouvons donner à un aspirant premier ministre », a mentionné, au terme de cette rencontre, le vice-président Finances de RSI, David Chrétien. 

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IL PROMET UNE PARTIE PARFAITE

(Pascal Girard) – C’est dans un salon de quilles à Jonquière que François Legault a complété sa journée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Comme il l’avait affirmé plus tôt, il y a promis une partie parfaite avec cinq députés caquistes sur cinq.

Il y a présenté ses cinq candidats, disant aux gens présents qu’il avait besoin d’eux à Québec pour former le prochain gouvernement. Rendu à François Tremblay, de Dubuc, il a encore fait allusion aux controverses de son candidat. «Notre cher François, qui n’a pas la langue dans sa poche, c’est le moins qu’on puisse dire», a-t-il lancé, un certain sourire aux lèvres. Rappelons que l’ancien conseiller municipal de La Baie s’est retrouvé sur la sellette à deux reprises en raison de messages et de courriels qui ont fait surface dans les médias. Le chef de la CAQ a rappelé quelques grandes lignes de son programme qui touchent les régions. Il s’est cependant bien gardé de faire des promesses spécifiques pour les circonscriptions des candidats qui l’accompagnaient.

Après son discours, François Legault a reçu une quille, remise par le Salon de quilles Jonquière. D’abord appelée la quille de l’espoir, il l’a rebaptisée la quille du changement. Finalement, celui qui aspire à être premier ministre a fait appel au joueur professionnel Patrick Girard pour réaliser un abat à sa place. Après quelques poignées de main, il a ensuite regagné son autobus sans répondre aux questions des journalistes.

SONIA CÔTÉ RESTE SUR SA FAIM

(Annie-Claude Brisson) – La coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté, n’est guère convaincue de sa courte discussion avec François Legault. Celle qui milite en faveur des logements sociaux espérait un engagement clair, mardi. Elle lui reproche de ne pas s’être encore mouillé. « C’est le seul chef actuellement qui ne s’est pas engagé pour le logement social », a-t-elle laissé tomber. La militante craint que l’élection de la CAQ mette en danger certains projets. Le chef de la CAQ s’est limité à mentionner qu’il évaluerait les possibilités. « Ce que les libéraux ont promis, on va le respecter. Il n’y aura pas de différence entre nous et les libéraux. Je n’en ferai pas moins que les libéraux. On va vérifier. Je veux être certain que je ne m’engage pas n’importe comment », a-t-il ajouté. Celle qui représente l’organisme de logements sociaux rappelle que le Parti québécois et le Parti libéral se sont engagés à 3000 nouveaux logements sociaux par année. De son côté, Québec solidaire y va de 50 000 nouveaux logements sociaux sur quatre ans.