Raphaël Tremblay et Mélanie Simard, médaillés d’or et d’argent à la finale provinciale du Défi génie inventif, ont dignement représentés l’École polyvalente Jonquière. Ils sont entourés de l’enseignant André Cormier, la directrice adjointe Jasmine Bergeron, le technicien André Claveau et l’enseignante Caroline Martel.

L’École polyvalente Jonquière s’illustre

Deux jeunes de l’École polyvalente Jonquière ont brillé sur la scène provinciale, en fin de semaine dernière. Raphaël Tremblay et Mélanie Simard ont respectivement remporté l’or et l’argent au premier cycle lors de la finale du Défi génie inventif, présenté à l’École de technologie supérieure (ETS) à Montréal.

Raphaël, secondaire 1, et Mélanie, secondaire 2, ont ainsi conclu un parcours parfait après avoir dominés la finale régionale, en mars dernier. Pour le concours final, les jeunes devaient fabriquer un prototype de catapulte, en respectant des critères stricts, expliqués dans un document de présentation de 10 pages.

Avec sa médaille d’or à l’échelle provinciale, Raphaël Tremblay est reparti avec un trophée, un chèque de 750 $ et une bannière de champion, que l’école va pouvoir fièrement exposer dans ses murs. Mélanie Simard a quant à elle obtenu un chèque de 500 $ pour sa deuxième place, mais elle a aussi remporté la bourse d’excellence de 400 $ à la finale provinciale, remise à l’étudiant affichant les meilleurs résultats au cours des six rondes de la compétition. Mélanie s’est démarquée avec cinq rondes parfaites sur six.

Le score final a été pour le moins serré entre les deux étudiants jonquiérois. Raphaël a obtenu une note de 99,25 points sur 100, contre 98,95 pour Mélanie. Les deux jeunes de 14 ans ont été soutenus par leurs enseignants en sciences, André Cormier et Caroline Martel, en plus du technicien André Claveau, mais ils n’avaient droit à aucune aide pendant le concours.

Pour les élèves de premier cycle, dont font partie Raphaël et Mélanie, le défi était de présenter un prototype qui effectue au moins une cascade de trois événements successifs différents, sur une période d’au moins trois secondes et d’un maximum de 30 secondes. Le dernier événement est le lancer d’un projectile et les deux autres peuvent être, par exemple, l’utilisation de la force et de la gravité.

Raphaël Tremblay a remporté la médaille d’or au Défi génie inventif, en fin de semaine dernière, à Montréal.

«L’événement doit en déclencher un autre», a résumé l’enseignant André Cormier. Chaque participant devait ensuite catapulter le projectile le plus près de la cible possible. Un rapport écrit qui comptait pour 15 points de la note finale devait également être complété.

Bien entendu, les exploits des deux jeunes font la fierté des enseignants. Inscrit en option Activité entrepreneuriale et scientifique parce qu’il avait «envie d’essayer ça», Raphaël Tremblay a pris goût à cette matière, tandis que Mélanie Simard a mis les bouchées doubles en dehors des heures de classe puisque l’option n’est pas encore disponible pour les élèves de secondaire 2. La situation changera à partir de la prochaine année scolaire, où l’offre sera offerte à tous les élèves du premier cycle (secondaires 1 et 2).

«On a des jeunes qui s’investissement beaucoup et qui aiment la science, a mentionné l’enseignante Caroline Martel. On a toujours des projets en cours et c’est ce qui permet d’aller chercher l’intérêt des jeunes. La science, ça se vit; ce n’est pas seulement de la théorie.»

Les étudiants de l’École polyvalente Jonquière sont devenus des habitués des bannières de champions.

Ils ont remporté la finale régionale du Défi génie inventif en 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2019. Pour 2016 et 2017, la polyvalente Jonquière a gagné autant au premier qu’au deuxième cycle.

Médaillée d’argent, Mélanie Simard a en quelque sorte suivi les traces de sa soeur Émilie, championne provinciale en 2016.

«On est assez performant et on est plutôt redouté au Défi génie inventif», a souligné avec fierté l’enseignant André Cormier.

Ajoutez à cette récolte le championnat provincial en 2016 et 2019. D’ailleurs, c’est la soeur de Mélanie Simard, Émilie, qui avait remporté la finale régionale et provinciale en 2016. «Mon père est ingénieur et il a étudié à l’ETS, a fait savoir Mélanie. Il nous lance parfois des défis à la maison et le fait que ma soeur ait participé au concours m’a aussi permis de mieux le connaître. Ça m’a donné le goût d’y participer. Je me suis enligné là-dedans et je n’ai pas regretté mon choix.»