L'école des Quatre-Vents plonge dans la culture autochtone [VIDÉO]

Pour une deuxième année, l’école primaire des Quatre-Vents de Chicoutimi-Nord plonge ses élèves dans la culture autochtone, dans le cadre de la Semaine interculturelle. Pour cette nouvelle édition, le partage des valeurs, des connaissances et des apprentissages entre le peuple québécois et des Premières Nations est en vedette.

Le lancement officiel avait lieu lundi matin, dans le gymnase de l’école, en compagnie des 196 élèves. Le dévoilement d’une fresque et la présentation d’une pièce de théâtre animaient les premières heures. L’horaire prévoit des activités thématiques tout au long de la semaine, jusqu’à vendredi.

La pièce de théâtre Tshitissinat a été présentée aux 196 élèves de l’école des Quatre-Vents, lundi matin.

L’an dernier, pour la première édition, les cultures autochtones étaient exclusivement mises à l’avant-plan. « Cette année, l’accent est mis sur la réunion entre les deux peuples », a expliqué le directeur de l’école des Quatre-Vents, Marc Girard.

L’école primaire, située tout juste derrière l’église Sainte-Anne, compte une vingtaine d’élèves autochtones. Grâce au projet Petapan, les jeunes, de communauté Innue et Atikamekw, bénéficient d’un apprentissage adapté. La tenue d’une semaine spécialement dédiée aux Première Nations est donc appropriée.

Mélina Racine est la travailleuse sociale de l’école primaire des Quatre-Vents. Elle est également responsable du projet Petapan, offert aux enfants autochtones.

Lundi matin, une fresque pensée par les jeunes et conçue par Vicky Tremblay, de Mosaïque sociale, a été dévoilée. Elle sera exposée dans la cage d’escalier de l’école. Par la suite, une pièce de théâtre intitulée Tshitissinat, mettant en vedette des élèves de l’école Sainte-Bernadette, a été présentée. La pièce a été travaillée autour des préjugés qu’on peut vivre autour des peuples autochtones.

Quelques parents étaient présents, lundi, et tout au long de la semaine, ils sont invités à assister aux différentes activités et kiosques concoctés par leurs enfants.

« Le but est de sensibiliser les plus jeunes aux réalités autochtones. On en parle beaucoup, mais c’est bien de pouvoir ouvrir nos portes aux parents et au public parce qu’on veut démystifier certaines choses par rapport aux Autochtones », a souligné Mélina Racine, travailleuse sociale à l’école des Quatre-Vents et responsable du projet Petapan.

« Les enfants sont très motivés et ils posent beaucoup de questions. On les implique énormément, donc c’est certain qu’un sentiment d’appartenance s’installe », a ajouté Mme Racine.

L’école des Quatre-Vents compte sur la présence d’une vingtaine d’élèves autochtones, qui sont encadrés grâce au projet Petapan.

Une activité grand public est organisée jeudi soir, dans le gymnase de l’école. L’exercice des Couvertures va rappeler plus de 500 ans d’histoire en abordant les différentes périodes des peuples autochtones au Canada.

« C’est une semaine haute en couleur et inhabituelle pour les jeunes, a convenu Mélina Racine. C’est plaisant de pouvoir partager les cultures et de pouvoir en parler avec eux. »