Jean-François Langlois, qui est originaire de la Beauce, et Ariane Boivin, de Saguenay, entourent leurs fils, Eliot et Tom Langlois.
Jean-François Langlois, qui est originaire de la Beauce, et Ariane Boivin, de Saguenay, entourent leurs fils, Eliot et Tom Langlois.

L’école à la maison en Caroline du Nord

Détecté dans la ville de Wuhan, en Chine, le nouveau coronavirus a rapidement fait son chemin jusqu’aux quatre coins de la planète. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé l’état pandémique de l’éclosion de la COVID-19 le 11 mars dernier. Le Progrès s’est entretenu avec des Saguenéens et des Jeannois d’origine, expatriés un peu partout sur la planète, afin de découvrir leur réalité alors que les mesures et les consignes en lien avec la maladie à coronavirus varient d’un pays à l’autre. Dernier arrêt : les États-Unis.

C’est l’école à la maison qui occupe les journées de la Saguenéenne d’origine Ariane Boivin qui vit, depuis deux ans et demi, à Charlotte, en Caroline du Nord. La mère au foyer, en raison des limites du visa, assure la supervision des activités éducatives quotidiennes de Tom, 5 ans, et d’Eliot, 4 ans.

« Mon plus vieux est en maternelle, ce qui est l’équivalent de la première année au Québec. L’école s’est ‘‘revirée sur un 10 cennes’’. Tout se déroule en ligne. On fait l’école à la maison et ça se passe super bien. L’enseignante nous envoie des planifications pour chaque semaine. Des rencontres virtuelles sont faites avec toute la classe et mon garçon est appelé deux fois par semaine par son enseignante », témoigne la femme originaire de Jonquière.

Deux heures de travail sont prévues chaque jour pour le garçon qui fréquente une école d’immersion linguistique du système public.

Les activités sont tout aussi sérieuses pour le jeune Eliot qui fréquente la garderie à mi-temps. Le matériel et les différentes activités sont accessibles via le Web.

Ariane Boivin avoue être franchement impressionnée par le système d’éducation américain. « Je compare avec des nièces qui sont au Québec et c’est très différent. Même à la garderie, c’est très sérieux, c’est comme l’école », souligne-t-elle.

Ariane Boivin pose en compagnie de ses fils, Eliot et Tom Langlois.

Les écoles sont fermées pour le moment jusqu’au 15 mai, alors que l’année scolaire se termine, en Caroline du Nord, le 6 juin. Mme Boivin ne croit pas tellement à une possible réouverture avant la fin du calendrier.

Le travail d’actuaire du mari d’Ariane Boivin et le contact quotidien qu’ils ont avec l’information diffusée au Québec ont permis à la famille de rapidement prendre ses précautions face à la propagation de la COVID-19.

« On a mis en place les mesures de restriction dès le début de mars. On a cessé de côtoyer les amis et les voisins. On a commencé à tout faire livrer à la maison. On a coupé tout contact », raconte Mme Boivin.

Tout comme au Québec, les seuls commerces encore ouverts sont ceux qui sont considérés comme essentiels et la limite est fixée à cinq clients par 1000 pieds carrés.

La famille québécoise a tenté de transmettre un maximum d’informations aux voisins qui ne prennent pas tous au sérieux la pandémie. Ariane Boivin souligne que, pour plusieurs, cette période de confinement rime plutôt avec vacances et voisinage.

La COVID-19 force l’annulation de la venue en Caroline du Nord d’une partie de la belle-famille d’Ariane Boivin. La famille de quatre a également dû faire une croix sur un séjour d’une semaine prévu à Vancouver.