Depuis quelques années, le ministre Denis Lebel voulait nommer le nouveau pont du nom de Maurice Richard, révélait La Presse samedi dernier.

Lebel en guerre contre la FTQ

Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, part en guerre contre la FTQ qu'il accuse d'avoir de nouveau recours à la méthode des « gros bras » pour bloquer la route au gouvernement conservateur qui n'a pas abandonné l'idée de soumettre les organisations syndicales à une loi plus contraignante en matière de gestion financière.
Le député de Roberval-Lac-Saint-Jean aux Communes et titulaire du ministre de Développement économique Canada pour le Québec a brandi à quelques reprises un document émanant de la FTQ faisant état de la stratégie déployée pour contrer l'élection de députés conservateurs dans certaines circonscriptions.
Le plan
« Il est question d'une organisation de huit personnes qui se chargeront de diriger les militants avec une véritable structure organisée », a insisté le ministre fédéral. Denis Lebel estime qu'il s'agit dans ce cas d'un détournement des cotisations syndicales à d'autres fins que celles de la défense des travailleurs. Il n'est pas certain, selon lui, que les membres sont favorables à une telle utilisation des cotisations syndicales.
« Je n'ai pas de problème à ce qu'un leader syndical se prononce devant un parlement. On sait que les centrales syndicales n'ont pas apprécié le projet de loi qui obligera à plus de transparence pour les finances », reprend le politicien.
Il devient évident que cette confrontation vise aussi le NPD qui a historiquement bénéficié de l'appui des grandes organisations syndicales canadiennes. Selon Denis Lebel, une majorité de députés NPD sont d'ex-leaders syndicaux. Il questionne l'éthique de ces députés qui auraient à faire le choix entre représenter les contribuables canadiens ou représenter les intérêts syndicaux dans une négociation avec les employés de l'État.
Denis Lebel invite les dirigeants syndicaux qui souhaitent participer à la campagne électorale à le faire de façon officielle en s'affichant sur les poteaux et non dans une organisation mise sur pied par les syndicats. Il n'a aucune crainte pour la bataille dans sa circonscription et croit que son gouvernement a fait beaucoup pour les Canadiens et que ces derniers le reconnaîtront lors du scrutin général.