Le Zoo sauvage de Saint-Félicien attend le feu vert pour rouvrir ses portes

Malgré l’incertitude quant à la réouverture, le Zoo sauvage de Saint-Félicien se prépare à accueillir les touristes cet été. Mais une chose est sûre, les impacts financiers seront énormes.

« Ça ne sera pas facile financièrement et heureusement que notre banquier est très coopératif », souligne Lorraine Gagnon, la directrice générale du Zoo sauvage de Saint-Félicien. Comme la majorité des zoos au Canada, le Zoo sauvage a pu bénéficier de la subvention salariale d’urgence du gouvernement fédéral pour l’aider à payer la main-d’œuvre. Heureusement, le zoo détient aussi un fonds de réserve assez solide.

Ce fonds pourrait fondre comme neige au soleil, cet été, car avec l’absence de la clientèle internationale et les mesures de distanciation physique, le zoo connaîtra une baisse d’achalandage inévitable. Même si les directives de la Santé publique ne sont pas encore connues pour ce type d’établissement, le zoo évalue la possibilité de réduire l’achalandage de 50 %, et peut-être moins si c’est ce qui est requis, note Lorraine Gagnon.

« La ministre du Tourisme a dit que l’ouverture des campings, des pourvoiries et des sentiers de plein air était un test pour voir comment les gens se comportent avant d’entamer la phase 2, qui nous permettrait d’ouvrir nos portes, dit-elle. Même si aucune date n’est fixée, on se prépare à différents scénarios. »

Le plan sanitaire du zoo assurera la sécurité des employés et des clients, assure cette dernière. Par exemple, davantage de signalisation sera mise en place pour faciliter la visite des sentiers en sens unique. De plus, des vitrines en plastique ont été installées dans les trains. « On travaille sur un plan de mesures d’hygiène avec l’Alliance touristique et tous les zoos accrédités suivront les mêmes normes », note Lorraine Gagnon.

Cette dernière croit qu’il sera possible d’assurer la distanciation physique de deux mètres en tout temps, d’autant plus que les enfants se sont déjà habitués à cette réalité en retournant à l’école.

Employés affectés

Alors que le zoo emploie habituellement 180 employés en période de pointe, à peine 18 personnes y travaillent en ce moment et il est difficile de prévoir combien de gens pourront occuper un emploi cet été, remarque la directrice générale. Une cinquantaine de personnes pourraient être requises lorsque les installations pourront rouvrir. Tout dépendra des mesures retenues par la Santé publique et de l’achalandage sur le site.