Le Zoo de Saint-Félicien bientôt rouvert

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
Le Zoo sauvage de Saint-Félicien accueillera les visiteurs cet été. La réouverture du site est prévue d’ici le 20 juin prochain.

Le site reconnu comme une institution muséale à vocation scientifique a obtenu le feu vert pour ouvrir ses portes en respectant les recommandations de la Santé publique du Québec. Certains aménagements restent à mettre en place, mais l’organisation assure qu’elle sera prête à accueillir les visiteurs sous peu et à leur offrir une expérience agréable.

Un circuit de visite balisé sera notamment mis en place et une certaine capacité d’accueil devra être respectée. 

« Soucieux de la sécurité de nos visiteurs, de nos employés et de nos animaux, nous prenons présentement toutes les dispositions nécessaires afin de respecter à la lettre le plan de sécurité sanitaire de la Santé publique et de la CNESST. Nous aurons, entre autres, une capacité maximale à respecter, ce qui nous oblige à mettre en place un circuit de visite balisé à sens unique. Nous serons en mesure de vous en dire plus dès la semaine prochaine, mais la partie pédestre et le Parc des sentiers de la nature seront accessibles », explique la directrice générale du Zoo sauvage, Lauraine Gagnon, dans un communiqué.

La direction du zoo affirme que les aménagements nécessaires seront complétés d’ici une semaine. La date d’ouverture officielle sera également annoncée sous peu. 

Pour accéder au site, les visiteurs devront obligatoirement se procurer des billets en ligne puisqu’aucun achat de billet ne sera possible sur place.

« La situation exige des changements importants pour respecter la distanciation et le nombre restreint de visiteurs. Par contre, les conditions deviendront favorables à un réel face à face avec la nature. Nous devons réinventer la traditionnelle visite au Zoo », précise-t-elle.

Dépenses et perte de revenus

De telles mesures représentent des dépenses substantielles supplémentaires pour l’organisme sans but lucratif. « Certainement 60 000 $. Ça pourrait être plus, si la Santé publique exige d’autres mesures. »

En plus d’avoir à payer des dépenses additionnelles, les prévisions à la billetterie ont été revues à la baisse.

« Comme on n’aura pas d’Européens, c’est déjà au départ 55 000 visiteurs en moins. On sait que ça sera une année déficitaire avec un manque à gagner, mais comme on gère nos liquidités telle une entreprise privée, on s’est dit que l’on allait tout de même ouvrir nos portes étant donné que nous avons des frais fixes à payer. On espère que la clientèle sera au rendez-vous. » 

Même si la façon de visiter le Zoo différera des années antérieures, la directrice croit que les visiteurs y trouveront leur compte.

« La nature est aussi belle, soulève Lauraine Gagnon. Les habitats sont beaux et les animaux sont là. (…) Somme toute, on peut dire à la clientèle que leur expérience sera agréable. »

Tourisme

Pour la directrice, cette annonce ne représente pas seulement une bonne nouvelle pour le Zoo, mais aussi pour l’ensemble de l’industrie touristique de la région.

« C’est une très bonne nouvelle pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Enfin on a un signal que l’un des produits d’appel d’importance va ouvrir ses portes, ça veut dire qu’il devrait y avoir éventuellement d’autres annonces qui s’en viennent. »