Le propriétaire du Zoo de Falardeau, Daniel Gagnon, a indiqué que les oursons n’ont jamais été présentés au public.

Le Zoo de Falardeau sauve deux oursons

Le Zoo de Falardeau a procédé, il y a deux semaines, à la remise en liberté de deux oursons orphelins, leur mère ayant été tuée pendant la saison de la chasse, l’an dernier.

Les oursons, arrivés au printemps 2017, ont passé plus d’un an dans les murs de l’établissement de Saint-David-de-Falardeau. Cependant, le public n’a jamais eu la chance de les toucher ni même de les apercevoir.

Le propriétaire du zoo, Daniel Gagnon, explique que si l’on veut remettre des ours en liberté, on doit absolument les cacher des humains pour procéder à leur sauvetage. « C’est d’une importance primordiale qu’ils ne s’imprègnent pas de la présence de l’homme. Les animaux que l’on veut remettre en liberté, c’est des animaux que l’on cache. Sinon, l’humain devient synonyme de nourriture, et ils vont devenir dangereux en liberté. »

Des dispositifs, comme une marionnette rappelant la forme de leur mère, ont été utilisés pour allaiter les bébés oursons dans un enclos spécifiquement conçu pour eux. Ils ont ensuite été nourris par une seule personne, de manière à ce qu’ils n’associent pas la présence de l’homme à la nourriture.

Déclaration obligatoire
Quand le Zoo de Falardeau reçoit des oursons, il doit absolument déclarer leur présence au ministère de la Faune. Le ministère vient ensuite vérifier fréquemment la manière dont ils sont traités.

De la même manière, une agente de la faune vient confirmer que les jeunes animaux ne se sont pas accoutumés aux humains pendant leur séjour. L’agente du ministère collabore aussi avec le refuge pour animaux, afin de décider du meilleur endroit et du meilleur moment pour remettre les animaux en liberté.

En plein milieu de l’été, alors que la végétation est abondante et que les petits fruits sont faciles à trouver, il est relativement facile pour ces bêtes de se trouver à manger. « C’est un fait qui n’est pas nécessairement connu du public, mais les ours ne sont pas des carnivores de prime abord. Ce sont de grands frugivores. L’ours peut manger une charogne, si la nourriture est plus rare, mais ce n’est pas ce qu’il préfère. »

C’est donc dans cette optique que le Zoo de Falardeau a donné de la salade, des légumes et des fruits aux oursons pour qu’ils grandissent. Comme les ours hibernent, on leur a donné un peu de gras animal à l’automne pour qu’ils prennent du poids. Maintenant âgés de plus d’un an, ces petits animaux sont autonomes, pense Daniel Gagnon.