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Il y avait un bon achalandage, samedi, au Valinouët.
Il y avait un bon achalandage, samedi, au Valinouët.

Le Valinouët en zone orange: des gens nombreux, des mesures respectées

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Les récentes bordées de neige et la zone orange ont attiré bon nombre de gens au Valinouët, samedi. La plupart provenant de la région, certains d’ailleurs au Québec. Mais selon les échos reçus aux quatre coins du village alpin, l’achalandage ne s’accompagnait d’aucun débordement.

Aux dires des résidents de chalet rencontrés sur place samedi, les gens de l’extérieur ne sont pas plus nombreux qu’à l’habitude, et ceux qui s’y trouvent respectent les règles sanitaires. Guylaine est une résidente de longue date au village, et elle assure que tout y est au beau fixe, le jour comme le soir.

« Ça se passe très bien. Depuis le début de l’hiver, il n’y a aucun débordement. […] Les gens respectent les règles, le couvre-feu. Je n’ai rien à dire et ça fait 20 ans que je suis ici. Je peux confirmer qu’il n’y a aucun problème. »

De l’autre côté de la rue, son amie Mylène, qui vient d’une zone rouge (Estrie), s’est loué son propre chalet, question de bien faire les choses. Elle affirme que cela lui permet de profiter des grands espaces sans avoir à entrer dans les établissements des environs.

« Je viens d’une zone rouge, mais je n’ai pas besoin d’aller dans le chalet de ski, j’ai mon propre chalet. Alors je ne vais même pas à l’épicerie, je ne vais pas nulle part, on respecte au boute les règles, mais au moins on profite de l’hiver, on profite de l’extérieur. »

Plus loin, sur le versant ouest, le constat semble le même. Estelle Boulianne, qui y passe tous ses hivers, assure que la rumeur concernant de possibles débordements est « fausse ». Elle se dit aussi rassurée de savoir que les quotas sont bien appliqués sur les pistes de ski.

Deux zones, deux mesures

La station n’opère en effet qu’à 50 % de sa capacité habituelle. Une capacité qui n’a pas tardé à être atteinte samedi, le stationnement au bas de la montagne étant déjà bien rempli sur l’heure du midi, notamment par quelques véhicules semblant provenir d’autres régions. Mais le directeur marketing de la station, Stéphane Leblond, précise qu’il s’agit d’une minorité de la clientèle, et que les règles sont différentes selon la zone dont provient chaque personne.

Des gens qui habitent dans une zone rouge, par exemple, n’ont pas accès à la cafétéria ni au restaurant-bar, des employés de la station demandant des preuves d’adresse à l’entrée.

Des règles qui aideront à garder un certain contrôle en vue de la semaine de relâche.

« On le voit d’avance, il y a beaucoup de gens qui ont acheté leurs billets. Mais encore là, ça va être à capacité réduite. Pour la semaine de relâche, on va avoir 700 billets réguliers de journée à vendre, à la billetterie, ce qui ne comprend pas les billets de saison. Donc c’est un nombre limité, on doit respecter la capacité, mais je pense que ça va être pas mal plein tous les jours. »

Le directeur marketing de la station, Stéphane Leblond.

Des skieurs en confiance

Au bas de la montagne, près des télésièges, des employés ont le mandat de faire respecter les mesures sanitaires, à commencer par le port du masque ou du cache-cou. Malgré une amélioration constante, « un 10 % » de la clientèle fait encore l’objet d’avertissements sur ce point.

Les skieurs et planchistes rencontrés samedi semblaient eux aussi unanimes, jugeant l’achalandage dans les pentes raisonnables et l’environnement sécuritaire. Benoit Brassard, de Jonquière, passait la journée avec sa grande bulle familiale, lui qui avait amené trois de ses cinq enfants pour s’adonner à l’une « des seules activités » encore praticables avec ceux-ci, dans le contexte.

Benoit Brassard, en compagnie de deux de ses enfants.

« On dirait qu’au Valinouët, il y a une petite bulle, qu’on a un peu plus de liberté. On respecte les règles. […] Je trouve que tout est sécuritaire ici et tout va bien. »

Jean-François Bélanger, de L’Ascension, était quant à lui venu dévaler les pistes avec son cousin. « Tout le monde a son cache-cou et ceux qui ne l’ont pas se le font dire. […] C’est correct, il n’y a pas trop de monde, c’est plaisant. »