Le «trou de bouette» attire les curieux à Saint-Jean-Vianney

Environ 600 personnes ont eu un avant-goût samedi de ce qu’aura à offrir le nouveau Circuit de sports motorisés de Saint-Jean-Vianney, sur le site réaménagé récemment et connu comme «le trou de bouette» à Saguenay.

Que ce soit des familles, des jeunes ou des adultes, les curieux étaient nombreux et avaient une chose en commun: ils n’ont pas peur de se salir les pieds pour entendre le réjouissant bruit des moteurs.


«Le but, c’est d’avoir du plaisir», résume le passionné Martin Gagné, qui sortait du lot avec son imposant camion commandé des États-Unis.

Le camion de Martin Gagné.

Lors du passage du Quotidien vers 14h, les véhicules faisaient la file à l’entrée du site maintenant clôturé et payant. Plusieurs dizaines de personnes surplombaient le terrain boueux. L’action était encore faible, mais le promoteur Dany St-Pierre n’y pouvait pas grand-chose. Cela dépend des amateurs qui se déplacent avec leur bolide, et certains avaient préféré rester chez eux en cette fin de saison. L’ouverture n’a pas pu se faire plus tôt en raison des délais pour l’obtention des permis.


«La réponse est positive, assure M. St-Pierre. Les gens voient à quoi ça ressemble et on prend leurs commentaires pour la prochaine saison. Il vaut mieux commencer petit.»

Il y avait plusieurs curieux.

Plus tard, des conducteurs audacieux se sont attaqués à la destruction d’une vieille roulotte. La tôle a vite plié sous les assauts des véhicules à quatre roues motrices. Le public a pu ensuite voir des quads, des Jeeps et des camions s’amuser dans la boue, comme si le but était de produire le plus d’éclaboussures possible. Un véhicule s’est même embourbé et l’aide d’une pelle mécanique a été nécessaire pour le tirer de cette fâcheuse position.

Pour le Baieriverain Martin Gagné, les rassemblements comme celui de samedi sont une affaire de famille. Son fils Malik et sa fille Aly n’étaient pas loin pour encourager leur père. «Il n’a pas besoin de se démarquer, c’est lui le meilleur!», lance un ami de M. Gagné.


«Ça demande beaucoup d’investissement. Mon camion vaut près de 50 000 $, mais ça se fait sur plusieurs années. Pour passer deux heures ici, ça demande 15 heures de préparation. Et une fois sur place, c’est encore de la mécanique, il y a toujours des ajustements à faire», raconte Martin Gagné pendant qu’il nettoie un outil. D’ailleurs, il lui faudra environ huit heures pour enlever toute la boue sur son bolide avant de le remiser pour la prochaine saison...


L’amateur est reconnaissant que le site soit maintenant plus sécuritaire et encadré. Des ambulanciers étaient notamment présents. «Quand j’avais 30 ans, je pouvais venir ici tout seul sans trop réfléchir, mais là j’ai deux enfants et je veux être capable d’emmener ma famille sécuritairement», mentionne Martin Gagné.

L’environnement a aussi été pris en compte lors de l’aménagement du terrain afin de respecter les normes.


«On ne sera pas ouvert la semaine prochaine, on doit encore faire des travaux», précise Dany St-Pierre.


Lorsque le «Mud Park» aura pris ses aises, des compétitions d’autocross et de «mud drag», entre autres, pourront être organisées.