L'équipe a reçu le Prix de la sécurité des patientes, en lien avec leur « engagement exceptionnel » pour la prise en charge de celles qui ont eu recours à l'hôpital de Roberval pour un accouchement.

Le travail rapide récompensé

La rapidité à laquelle a réagi l'équipe en place à l'hôpital de Roberval lors du grave incendie qui a ravagé le bloc opératoire, le 6 mai 2016, a été reconnue par le programme AMPRO (approche multidisciplinaire en prévention des risques obstétricaux).
L'équipe a reçu le Prix de la sécurité des patientes, en lien avec leur « engagement exceptionnel » pour la prise en charge de celles qui ont eu recours à l'hôpital de Roberval pour un accouchement. À la suite de l'incendie, toutes les activités obstétricales ont été interrompues. En plus du personnel en place, des ressources externes ont été mises à contribution. Un plan d'urgence efficace était en place deux mois plus tard.
Le prix, décerné à seulement trois équipes dans toute l'Amérique du Nord, a été remis lors du congrès annuel de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, à Ottawa, en juin dernier. 
« Ça a été l'histoire d'une équipe », a partagé la directrice adjointe au programme jeunesse en services spécifiques, Christine Mimeault, lors d'une présentation, mardi, dans le cadre de la séance régulière du conseil d'administration du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle était accompagnée de Cynthia Girard, Mireille Côté, Lynda Guay, Joanie Guay, Karina Cloutier et du Dr Martin Rioux, tous impliqués dans le plan d'urgence.
La gestion du prix AMPRO est assurée par la firme Salus Global Corporation. « Le Prix de la sécurité des patients AMPRO (...) reconnaît votre désir d'améliorer la qualité des soins offerts et la sécurité des patient (e) s, deux éléments favorisés par la vision et la mission de Salus Global Corporation et du programme AMPRO », a écrit le président et directeur général de Salus Global, Malcolm Eade, dans une lettre remise à la PDG du CIUSSS, Martine Couture.
« Plusieurs sceptiques ont été confondus lorsque deux mois après le début des travaux, un département d'urgence ouvrait », a fièrement fait valoir Mireille Côté.
Soins de fin de vie
La 17e séance du conseil d'administration du CIUSSS a également permis de remettre le rapport concernant les soins de fin de vie.
Au cours des six derniers mois, soit entre le 11 décembre 2016 et le 10 juin 2017, 15 demandes d'aide médicale à mourir ont été formulées. Au bout du processus, seulement six d'entre elles ont été administrées.
Quatre patients ont vu leur état se détériorer rapidement, de sorte qu'ils sont devenus inaptes à recevoir l'aide médicale à mourir, quatre ont changé d'idée, un autre est en cours d'évaluation tandis qu'un dernier patient n'a toujours pas choisi sa date.
Le docteur Donald Aubin, directeur des services professionnels au CIUSSS, a fait savoir que ce taux n'avait rien d'alarmant et que l'administration des soins de fin de vie dépendait souvent de l'état de santé d'un patient.
La prochaine séance du conseil d'administration aura lieu le 25 octobre à Dolbeau-Mistassini.