La virée de Kevin Duperré et d'un ami dans ce champ de maïs avait causé des pertes importantes à l'agriculteur du boulevard Saint-Jean Baptiste, à Chicoutimi.

Le temps est venu de payer la note

Kevin Duperré et des amis se sont payé la traite aux dépens de la société pendant quelques jours en août 2015. Ils ont ravagé une partie d'un champ de maïs et ont dévalisé une cargaison de sacs de croustilles et de salsa uniquement pour avoir du plaisir. Il est maintenant le temps de régler la note... criminelle.
Le jeune homme de 23 ans (21 ans au moment des infractions) a enregistré des plaidoyers de culpabilité, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. 
Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a accepté les plaidoyers et a autorisé la confection d'un rapport présentenciel avant que les représentations sur sentence ne soient faites. 
Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a résumé la tournée rocambolesque de Duperré.
«Il y a d'abord eu des méfaits et un vol commis à l'entrepôt Frito Lay de Chicoutimi. M. Duperré et des amis ont forcé la porte arrière d'un camion et y ont subtilisé des boîtes de chips et des pots de salsa d'une valeur de plus de 900 $, en plus des dommages de 200 $», explique Me Vallée.
«Ils sont ensuite partis sur la route et ont commis des méfaits sur des véhicules. Ils ont lancé les pots de salsa sur des voitures stationnées et dans les entrées privées d'une vingtaine de résidences de Chicoutimi. Ils ont brisé des fenêtres de véhicules. Il y a eu des dommages de 236 $, 600 $ et 700 $ notamment», a précisé le procureur de la Couronne.
Au moment de leur arrestation la journée même, Duperré et ses acolytes ont tenté de prétendre qu'ils n'avaient rien à voir avec le vol et le vandalisme.
«Sauf que les policiers ont remarqué qu'ils avaient de la sauce salsa sur les vêtements. Les individus n'ont pas été crus», a continué Me Vallée.
Champ de maïs
Remis en liberté avec ses complices sous promesse de comparaître, la virée de l'individu de Saint-Honoré ne s'est pas arrêtée là. Le 23 août 2015, Duperré et un ami sont à bord d'une voiture et ils décident tout bonnement de se rendre dans un champ de maïs de Chicoutimi. Ils entreprennent une balade à travers les plants de maïs.
«L'agriculteur a entendu du bruit et a pris la décision d'aller voir ce qui se passait. Il a aperçu le véhicule des individus et a tenté de les rattraper. Voyant qu'il n'y arrivait pas, il a abandonné la poursuite et a communiqué avec les policiers», résume le procureur de la Couronne.
«Lorsque les agents se sont approchés du véhicule, l'accusé et son complice le nettoyaient et tentaient d'enlever les épis de maïs. Encore là, ils ont essayé de faire croire qu'ils s'étaient promenés dans la boue et qu'ils nettoyaient le véhicule.»
Une nouvelle fois, les policiers n'ont pas cru la version des accusés.
Kevin Duperré a aussi plaidé coupable à une accusation d'introduction par effraction chez son ex-employeur. Il avait forcé la porte arrière du commerce et avait dérobé des outils et autres pièces pour une valeur de 1200 $. Il est même parvenu à débrancher le système de surveillance.
Mustang
Finalement, Duperré et ses amis ont commis un dernier délit lors de ce fatidique mois d'août 2015. Les individus cherchaient des pièces pour une voiture de marque Mustang GT d'un certain âge. Ils ont aperçu un véhicule Ford de même type, mais plus récent, sur un stationnement.
Ils se sont rendus sur les lieux et ont dérobé un pare-chocs, le capot et une porte afin de les installer sur leur vieux véhicule.
Comme si ce n'était pas suffisant, Duperré et ses amis ont réinstallé sur la Mustang GT plus récente les vieilles pièces de l'autre véhicule.
La confection du rapport présentenciel se mettra en branle dans les semaines à venir et devrait être disponible pour le début du mois de juillet. Les représentations sur sentence du client de Me Charles Cantin auront alors lieu.