La conseillère Christine Boivin et la chef de l'ERD, Josée Néron.

Le temps du changement, dit l'ERD

À un an des élections municipales, la chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, croit que le temps du changement autour de la table du conseil est arrivé. Selon elle, il est temps de doter Saguenay d'une administration plus transparente axée sur la consultation citoyenne.
Jeudi, accompagnée de Christine Boivin, elle a procédé à son bilan de fin d'année en affirmant que la formation politique a livré la marchandise en déposant une trentaine de propositions autour de la table. 
Le dépôt d'une politique de consultation citoyenne, la rédaction de deux mémoires, l'adoption d'un code d'éthique des plaisanciers du lac Kénogami, une consultation budgétaire, ainsi que des appels à la mobilisation figurent parmi les actions positives que s'attribue Mme Néron. 
« Je crois que nous avons réussi à changer la donne au conseil municipal en recadrant certaines informations dispensées à la population et en tendant la main pour travailler en équipe avec ceux qui le désirent. » Parmi les dossiers mis en lumière figurent ceux de la vente des Croisières du fjord et la transformation en parc de l'ancien terrain acquis par le conseiller Jacques Fortin.
La chef de l'ERD a dressé une liste des interventions de sa formation effectuées mensuellement parmi lesquels il est question de réviser la position de la ville concernant le recyclage de l'église Saint-Édouard en bibliothèque municipale, le retour de la diffusion des conseils municipaux, la participation du parti à la Commission parlementaire portant sur le redécoupage des districts électoraux et l'utilisation de l'édifice du Bon-Conseil pour la relocalisation des organismes culturels.
Bons coups de Saguenay
Parmi les bons coups de la Ville relevés par l'ERD, Mme Néron souligne le financement du Quatuor Alcan, l'obtention d'une subvention gouvernementale pour le parc de la Rivière-du-Moulin ainsi que les améliorations apportées au boulevard Talbot, dans le secteur des centres commerciaux.
Les cafouillages entourant la nomination du vérificateur général ainsi que l'incapacité de diminuer la vitesse du trafic sur le boulevard Université, ainsi que les ratés du déneigement en début de saison figurent dans la colonne négative de l'administration Tremblay.
Le parti du changement
Les prochains mois de l'ERD seront consacrés à démontrer à la population que le parti incarne le changement par rapport à l'administration actuelle. L'ERD présentera dans un livre blanc des propositions pour modifier la gouvernance au sein du comité exécutif, de certains organismes financés par la Ville comme Diffusion Saguenay et Promotion Saguenay. 
« Nous allons tenter de vendre l'idée que l'ERD représente le changement, contrairement au Parti des citoyens de Saguenay qui incarne la continuité dans la façon de fonctionner. »
Les membres poursuivront le travail de complément du programme politique. 
« Il nous faut faire comprendre le changement que l'on veut instaurer parce que lorsque nous ferons notre entrée au pouvoir, il faut arriver avec des mesures très définies. »
Parmi les tâches qui restent à accomplir, l'ERD doit compléter la liste de ses candidats dans les districts. Une porte est ouverte à tous ceux qui ont le talent et la volonté de partager les idées de changement proposées par le parti politique.
À ceux qui soutiennent qu'une ville comme Saguenay n'a pas besoin de formations politiques et préfèrent se présenter indépendants, Mme Néron affirme que les maires de plusieurs grandes villes du Québec sont chef d'une formation. Selon elle, il s'agit d'une garantie pour les citoyens puisqu'un parti dispose d'un programme que les membres s'engagent à respecter.
En ce qui a trait à l'intervention, l'automne dernier, de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) à l'hôtel de ville et au siège social de Promotion Saguenay, Mme Néron espère que les résultats de l'enquête seront dévoilés avant le prochain rendez-vous électoral.