Dans le mémoire qu’il avait déposé à la commission d’enquête, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan soumettait trois éléments sur lesquels il estimait être victime de pratiques discriminatoires, soit le financement des services de police, les limitations à l’alimentation traditionnelle et les services de protection de la jeunesse.

Le temps de passer à l’action

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan accueille favorablement le rapport de la Commission Viens. Selon le conseil de bande de Mashteuiatsh, le principal enjeu réside maintenant dans la réelle volonté du gouvernement de s’acquitter de ses obligations de soutenir les Premières Nations afin qu’elles puissent offrir des services adaptés à leur culture, avec des moyens adéquats et équitables, puisque le constat de discrimination systémique du rapport est accablant et doit être éradiqué.

Dans le mémoire qu’il avait déposé à la commission d’enquête, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan soumettait trois éléments sur lesquels il estimait être victime de pratiques discriminatoires, soit le financement des services de police, les limitations à l’alimentation traditionnelle et les services de protection de la jeunesse. D’ailleurs, depuis de nombreuses années, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan déplore le sous-financement des services policiers autochtones.

« Le travail de réconciliation s’impose certes, et pour qu’il puisse générer les effets souhaités, il doit se déployer avec une réelle prise de conscience et une volonté sincère d’établir une nouvelle relation basée sur le respect et des pratiques équitables et honorables, exemptes de discrimination. Au-delà de simples efforts d’adaptation, les réalités culturelles, sociales et géographiques des Premières Nations doivent être véritablement prises en compte », a mentionné le vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements, Charles-Édouard Verreault, qui était présent, mercredi matin, lors de la déclaration du premier ministre François Legault pour présenter ses excuses aux nations autochtones.

« Les excuses du gouvernement constituent un premier geste, mais l’heure est à la réconciliation véritable et à l’action ! L’une des clés est la considération réelle des Premières Nations, de leurs droits et de leur dignité, dans une relation de nation à nation », a ajouté le vice-chef Verreault.