Pour honorer un pari perdu avec son homologue de Bathurst, Paolo Fongemie, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, a arboré un chandail du Titan durant la séance du conseil, lundi soir.

Le surplus ira au déneigement

Le dépôt du rapport financier 2017 présenté lundi au conseil de ville de Saguenay a permis de noter un surplus de fonctionnement de 1 572 000$. La majorité de cette somme devrait être aussitôt injectée à la fluctuation du coût de l’énergie et au déneigement.

C’est du moins la recommandation que la commission des finances de Saguenay va faire au conseil municipal. De ce qui avait été prévu au budget, c’est un surplus de près de 11 millions $ net qui a été relevé.

Cependant, les charges ont été plus importantes dans sept des 10 éléments placés au budget, dont l’administration générale, la sécurité publique, le transport et l’amortissement des immobilisations.

«Dans les budgets des années passées, on nous disait souvent qu’on était sous-budgété au niveau des services, a rappelé la mairesse de Saguenay, Josée Néron. En étant sous-budgété, ça ne donnait peut-être pas une image tout à fait juste du portrait global de la situation. Lorsqu’on a adopté le budget 2018, ces préoccupations ont été présentées au conseil. Le budget qui a été voté se voulait beaucoup plus réel par rapport aux coûts anticipés. L’augmentation de taxes qu’on a dû imposer était en lien avec ces éléments. Sous notre administration, ce n’est pas ce genre de budget qu’on veut présenter. On veut en présenter un qui est mieux collé sur la réalité.»

Pour ce qui est de la dette, elle se situait à 420,1 M$ au 31 décembre 2017, une augmentation de 24,1 millions $ par rapport à 2016.

L’exercice fiscale du dernier rapport financier s’est terminé à la fin de la dernière année.

+ Bacs bruns: à l’exécutif d’accepter la recommandation

Bien que l’avenue des bacs bruns soit celle proposée par la Commission de développement durable et de l’environnement pour la récolte des matières organiques à Saguenay, il reste encore plusieurs étapes à franchir avant que chaque demeure compte sur son propre contenant.

La proposition n’a pas été officiellement soumise au conseil, lundi, à l’hôtel de ville de Chicoutimi. Le fait est que les conseillers en ont été informés par l’entremise des médias, la semaine dernière. Président de la Commission de développement durable et de l’environnement, Simon-Olivier Côté a convenu qu’une proposition officielle à la table du conseil n’était pas nécessaire, affirmant que la commission recommandait bel et bien à la Ville de Saguenay de déclencher le processus d’acquisition de bacs bruns pour les citoyens du territoire.

Maintenant que le choix du bac brun est fait, il reste du chemin à faire, a prévenu M. Côté.

« Le comité exécutif doit accepter cette recommandation, qui va être ensuite transmise au conseil de ville comme résolution, a expliqué le conseiller municipal. Un vote de règlement d’emprunt (pour l’achat des bacs) devrait être soumis par la suite. »

Au terme de la séance du conseil, Simon-Olivier Côté a enchaîné en disant qu’une fois que tous les conseillers auront donné leur aval sur le mode de collecte des matières organiques à l’aide de bacs bruns, les instances municipales pourront poursuivre leurs démarches.

« Tant que ce n’est pas adopté au conseil de ville de façon officielle, on doit attendre, a-t-il précisé. Il reste que c’est une recommandation forte. Elle peut peut-être changer, mais elle est bien étoffée. »

+ Cannabis: les centre-villes ciblés comme points de vente

Le conseil de ville de Saguenay a déposé trois avis de motion touchant chacun des trois arrondissements de la ville, lundi, en lien avec la vente de produits liés au cannabis.

Ainsi, les trois projets visant à modifier le règlement de zonage ont été adoptés, lundi soir, lors d’une séance du conseil pour le moins chargée. L’ajout des termes «usage et vente de cannabis» explique ces modifications. Les centres-villes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie ont été ciblés comme points de vente. La mairesse Josée Néron a ajouté que le premier devrait être basé dans le secteur de la rue Racine, à Chicoutimi.

«En tant que Ville, on doit préparer le terrain en vue du moment où on va permettre à une succursale de pouvoir ouvrir sur notre territoire, a-t-elle émis. On préfère que ces points de vente demeurent à l’intérieur des centres-villes.»

Aucun endroit précis n’a été ciblé pour le moment, a confirmé Mme Néron. Des rencontres avec des représentants de la Société des alcools du Québec (SAQ), qui a le dossier entre les mains, ont eu lieu il y a environ un mois. C’est à ce moment que Saguenay a accepté de faire partie de la première vague d’implantations de points de vente de produits liés au cannabis.

«Il y a un accompagnement particulier qui est fait auprès des villes qui acceptent de faire partie de cette première vague», a justifié Josée Néron.