Plusieurs travailleurs d’organismes oeuvrant auprès des personnes handicapées s’étaient déplacés à la séance du conseil.

Le salaire, l’un des problèmes du transport adapté de la STS

Le dossier du transport adapté de la Société de transport du Saguenay (STS) a monopolisé les échanges de la séance du conseil d’administration, lundi en fin d’après-midi, à Chicoutimi. Plusieurs travailleurs d’organismes œuvrant auprès des personnes handicapées, de même que des parents d’usagers du service, se sont présentés devant les membres du C.A. pour les questionner, mais aussi pour les sermonner. Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, a admis avoir « frappé un mur » dans ce dossier et la question du salaire des chauffeurs est revenue sur le tapis à plus d’une reprise. Selon plusieurs, les chauffeurs du service adapté sont « sous-payés ».

Le transport adapté de la STS a subi une réduction de service, il y a quelques semaines. Les usagers l’ont appris le 11 septembre dernier. C’est en raison d’un manque de main-d’œuvre chez les transporteurs sous-traitants que la STS a dû prendre cette décision. D’ailleurs, le salaire offert aux chauffeurs du transport adapté, qui tourne autour de 15 $ de l’heure, a été évoqué comme l’un des problèmes du manque de main-d’œuvre. « C’est l’un des problèmes, en effet. Un transporteur a reçu une quarantaine de CV à la suite de l’annonce de ce problème de main-d’œuvre et, au final, seulement trois ont accepté, puisque le salaire n’était pas intéressant. Il y en a qui ne nous croient pas qu’il y a un problème de main-d’œuvre, mais c’est bien réel. Même à la STS, on n’est pas capables de recruter des chauffeurs, même si le taux horaire est de 26 $. Imaginez à 10 $ de moins », a souligné le conseiller municipal Jean-Marc Crevier, qui a été mandaté pour trouver des solutions dans ce dossier.

« C’est un dossier très compliqué. Je n’y connaissais pas grand-chose et je me rends compte à quel point c’est complexe. Nous avons eu des rencontres intéressantes avec les organismes communautaires touchés et nous rencontrons les transporteurs également. Il ne faut pas que ça traîne et je suis d’avis que le dossier sera bientôt réglé », a souligné M. Crevier, parlant d’une question de semaines, voire même de jours.

Le conseiller Jean-Marc Crevier, qui siège sur le conseil de la STS, a été mandaté pour régler le dossier du transport adapté.

Le service du transport adapté est offert depuis 40 ans à la STS. Il a toujours été donné en sous-traitance. À savoir si le service pourrait être offert par la STS elle-même, Jean-Luc Roberge a indiqué que la sous-traitance avait toujours été efficace jusqu’ici et que le manque de main-d’œuvre touche également l’embauche à la STS. Il s’est toutefois montré sensible à la question.

Plusieurs travailleurs d’organismes œuvrant auprès des personnes handicapées s’étaient déplacés à la séance du conseil. La plupart se disaient rassurés que M. Crevier ait été mandaté pour régler ce dossier, alors que d’autres ont sermonné la direction de la STS, affirmant qu’elle ne travaillait pas assez fort pour remettre le service intégral.

Le père d’un jeune homme handicapé a d’ailleurs levé le ton, affirmant qu’il s’agissait d’une urgence qui devait être réglée en priorité.

Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, espère trouver une solution bientôt.

Un incitatif à 500 $

Par ailleurs, les employés de la STS qui recommande un nouveau chauffeur auront droit à un bonus de 500 $. Si un employé recommande trois personnes qui satisfont les critères d’embauche, il aura droit à un bonus de 1500 $. Cette mesure incitative a été votée au cours de la séance du conseil de lundi. Elle touche seulement le transport régulier, puisque le transport adapté est desservi par deux transporteurs sous-traitants, Intercar et Interbus, de même que par des chauffeurs de taxi.