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Avec un taux d’inoccupation de seulement 2,8%, il est actullement difficile de se trouver un logement au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Avec un taux d’inoccupation de seulement 2,8%, il est actullement difficile de se trouver un logement au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean, victime de la crise du logement

Simone Pilote
Le Quotidien
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Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, 11 140 ménages locataires vivent dans un logement inabordable. En effet, ces personnes consacrent plus de 30 % de leurs revenus à payer le lieu où elles habitent. Selon la directrice générale du Réseau québécois des OSLB d’habitation (RQOH), Chantal Desfossés, ces chiffres démontrent indéniablement que la crise du logement existe dans la région.

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL),  pour un ménage, il ne faut pas dépasser 30 % du revenu total afin de se loger. Les données du Rapport sur le marché locatif publiées par la SCHL ont révélé entre autres que pour l’année 2020, le taux d’inoccupation des loyers dans la région est maintenant sous le taux d’équilibre de 3 %, soit de 2,8 %.

Les logements sociaux pour se sortir de la crise

La directrice générale du Réseau québécois déclare que la meilleure initiative pour aider les locataires en situation de vulnérabilité demeure la construction de logements sociaux, que ce soit des OSBL d’habitation, des habitations à loyer modéré (HLM) ou une coopérative. Ce type de logement permet donc à des personnes plus démunies d’éviter la spéculation, alimentée par la frénésie immobilière.

Actuellement, il y a 160 000 logements sociaux au Québec. Or, à titre d'exemple, 40 000 ménages locataires au Québec sont sur la liste d’attente seulement pour obtenir un HLM. « Il est maintenant urgent de livrer l’entièreté des 15 000 logements sociaux qui étaient budgétés à l’arrivée de la Coalition avenir Québec au pouvoir », a soutenu Mme Desfossés lors d’une entrevue avec Le Quotidien.

La directrice générale du RQOH souhaite démontrer qu’un logement représente plus qu’un simple toit. Il s’agit d’un investissement, autant au niveau économique qu’au niveau humain. « Pour 1 $ investi dans un logement social, 2,3 $ vont directement dans l’économie locale, a-t-elle déclaré. Le logement permet aussi d’accéder à une existence sociale, d’être en sécurité, d’avoir une vie privée, de trouver un emploi ou encore de voter. Les individus, comme les familles ou les aînés, ont droit à un logement convenable sans distinction d’âge, de situation économique, d’appartenance à des groupes ou autres entités ou de condition sociale et d’autres facteurs de cette nature. »

Avec la pandémie qui perdure encore, la crise du logement ne risque pas de s’essouffler d’ici tôt. Ce n’est que la pointe de l’iceberg, conclut Mme Desfossés.