Plus de 200 personnes ont participé à la première édition du Sommet pour une alimentation durable, tenue vendredi à Alma.
Plus de 200 personnes ont participé à la première édition du Sommet pour une alimentation durable, tenue vendredi à Alma.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean prend en main son système alimentaire

La région prend en main son alimentation. Plus de 200 acteurs provenant des milieux économique, agroalimentaire, communautaire, de l’éducation, de la santé et de la protection de l’environnement ont participé, vendredi, à Alma, à la première édition du Sommet pour une alimentation durable. Une première activité qui permet de réunir tous les acteurs touchant de près ou de loin à l’alimentation et à ses grands enjeux, dont l’obésité, le gaspillage, l’accessibilité à des aliments sains et au défi de l’achat local.

« Il y a de grands enjeux entourant l’alimentation dans la région et partout dans le monde. On fait face à de l’insécurité alimentaire. Dans la région, c’est 15 % des adultes qui souffrent d’insécurité alimentaire. Des gens qui ont de la difficulté à se procurer des aliments à coût abordable et nutritif. On voit aussi l’augmentation de l’obésité, des maladies chroniques. Il y a aussi le gaspillage alimentaire qui est en augmentation », pointe Laurie Fradette, coordonnatrice chez En mouvement Saguenay–Lac-Saint-Jean, une des organisations qui a initié ce sommet.

« Ces grands enjeux, il n’y a malheureusement pas une seule solution qui va en venir à bout. On a donc décidé de travailler en collaboration intersectorielle. On est des acteurs qui touchent au secteur environnemental, économique et sociocommunautaire. Ensemble, on veut avancer dans notre système alimentaire », résume-t-elle.

Organisé par le Créneau d’excellence AgroBoréal, En Mouvement Saguenay–Lac-Saint-Jean, une table intersectorielle régionale sur les saines habitudes de vie, la Table agroalimentaire Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le Conseil régional de l’environnement et du développement durable (CREDD), la Ville de Saguenay, la Fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles (UPA), le Cégep de Saint-Félicien, le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean et la direction régionale du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), l’événement a été l’occasion de dévoiler la Charte borée, une charte régionale pour une alimentation durable. Un nouvel outil qui servira à mobiliser les milieux et les décideurs à adopter des mesures favorisant une alimentation plus saine, plus locale et plus accessible.

« La charte est un prétexte pour parler d’alimentation durable. Pour mobiliser les milieux à se doter de politiques alimentaires, pour faciliter les lois qui encadrent l’alimentation et pour voir apparaître plus d’actions concrètes qui vont faire en sorte qu’on aura plus facilement accès à des aliments locaux et sains », décrit Mme Fradette.

Plusieurs initiatives pour améliorer l’alimentation et encourager l’achat local existent déjà dans la région. La Charte borée et ses membres permettront toutefois de mieux les faire rayonner, et même de les améliorer.


« Dans la région, c’est 15 % des adultes qui souffrent d’insécurité alimentaire. Des gens qui ont de la difficulté à se procurer des aliments à coût abordable et nutritif. »
Laurie Fradette

« On a répertorié plus de 1200 initiatives comme ça dans la région. On voit que ça grouille déjà. Mais des fois, c’est de soutenir tout ça, de sensibiliser davantage les élus », ajoute Laurie Fradette.

Le site Internet www.borée.ca a été mis en ligne pour informer et guider la population et les différents acteurs socioéconomiques.