Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La ministre Andrée Laforest estime que le développement d’une économie circulaire fera une différence pour l’environnement tout en favorisant l’économie régionale.
La ministre Andrée Laforest estime que le développement d’une économie circulaire fera une différence pour l’environnement tout en favorisant l’économie régionale.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean entre dans l'ère de l'économie circulaire

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Le Saguenay-Lac-Saint-Jean entre dans l’ère de l’économie circulaire, un système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service.

En présence virtuelle de la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest, le Centre québécois de développement durable ainsi que ses partenaires, Alliage 02, la SADC du Haut-Saguenay et le Groupe Coderr, ont lancé, vendredi matin, le projet « Économie circulaire Saguenay–Lac-Saint-Jean » qui vise à mettre en interrelations un réseau d’organisations et d’entreprises maillées entre elles.

Le but est de permettre à des entreprises d’échanger de l’information sur les matières qu’elles utilisent dans la production de différents biens, sur les résidus qui découlent de cette production et sur le potentiel de réutilisation qui peut être fait par une autre entreprise intéressée.

« Notre but dans le projet d’économie circulaire est que les résidus d’une entreprise puissent devenir la matière première d’une autre entreprise », a mentionné Nicolas Gagnon, directeur général du Centre québécois de développement durable.

Dave Gosselin, directeur général adjoint du Groupe Coderr, y est allé d’un exemple bien concret en faisant état d’une initiative de récupération de bois de sommiers qui est revendu par Nutrinor comme bois d’allumage ensaché dans ses stations-service.

Lors de la conférence, la présidente de Recyc-Québec, Sonia Gagné, a annoncé une aide financière de 240 000 $ à laquelle s’ajoute une participation de Rio Tinto de 60 000 $.

La SADC et d’autres partenaires oeuvrant en développement économique mettront à contribution leurs réseaux de conseillers afin d’identifier les entreprises ayant un potentiel de maillage. Le but est de créer 280 échanges, aussi appelés synergies au plan régional. Ces synergies sont destinées à réduire les coûts d’opération des entreprises, le gaspillage de ressources de même que l’enfouissement à des coûts très dispendieux.

La conférence a été l’occasion de faire le point avec Rio Tinto concernant les projets de recherche visant à valoriser les résidus de bauxite qui continuent de s’accumuler derrière le complexe Jonquière. Catherine Munger, directrice générale Environnement et Durabilité, a mentionné qu’il s’agit d’un projet de valorisation sur lequel Rio Tinto s’applique depuis longtemps et qui arrivera un jour à une solution comme l’a été le projet de valorisation des brasques qui s’est traduit par la construction d’une usine de 225 M$ et qui permet de retourner les matières traitées dans la production.

La ministre Laforest a conclu en affirmant que le développement d’une économie circulaire fera une différence pour l’environnement tout en favorisant l’économie régionale.