Une vingtaine de représentants syndicaux CSN se sont mobilisés, jeudi, afin de réclamer le retour de la prime de 2$ de l’heure pour les employés en alimentation.
Une vingtaine de représentants syndicaux CSN se sont mobilisés, jeudi, afin de réclamer le retour de la prime de 2$ de l’heure pour les employés en alimentation.

Le retour de la prime salariale de 2$ demandé pour les employés en alimentation

Les syndicats de l’alimentation affiliés à la CSN au Saguenay-Lac-Saint-Jean demandent le retour de la prime de 2 $ de l’heure pour les employés en alimentation et exigent qu’elle revienne de façon permanente.

Au cours des dernières semaines, de nombreux salariés de marchés d’alimentation de la région se sont vus retirer par leur employeur la prime salariale versée en lien avec la COVID-19.

Selon Manon Tremblay, présidente de la Centrale des syndicats nationaux (CSN) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le travail a changé considérablement, depuis le début de la pandémie, et ces changements sont là pour rester.

« Alors nous vous sollicitons, les marchants d’alimentation, aujourd’hui, afin que les employés puissent ravoir la prime, mais pas en prime. On veut qu’elle soit salariale », a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse, jeudi, devant les bureaux de la CSN.

« Nous trouvons important que ces gens-là soient reconnus à leur juste valeur, a-t-elle ajouté. Ils ont de nombreux contacts interpersonnels avec les personnes qui viennent dans les épiceries tous les jours, alors nous ne pouvons pas ignorer qu’il sont exposés à tous les bactéries et les virus. »

David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN), a également pris la parole pour appuyer la présidente du Conseil central. « Les mauvaises conditions dans l’alimentation, il faut que ça arrête, a-t-il insisté. Ça n’a pas d’allure que tu passes ton temps à travailler 40 heures semaine pour un salaire qui n’a pas de bons sens. »

Pour lui, la pandémie est venue mettre en lumière les mauvaises conditions auxquelles étaient exposés les salariés en alimentation, mais elle a aussi démontré qu’ils sont des travailleurs essentiels. « Ils n’arrêteront pas d’être essentiels dans 6 mois, et n’arrêterons pas de l’être dans un an... Ils vont toujours l’être. Ils nous permettent de nous nourrir, a-t-il lancé. La pandémie n’est pas terminée. Encore une fois, s’il faut qu’on retourne à la maison pour se protéger... Eux vont continuer à aller travailler pour des salaires qui n’ont pas d’allure. »

Une vidéo a également été tournée durant la conférence afin de permettre la continuité du mouvement de mobilisation. Elle circulera sur Internet au cours des prochains jours.

Selon David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN), les syndicats dénoncent les mauvaises conditions des travailleurs en alimentation depuis plus de 30 ans et il est temps de reconnaître leur juste valeur.