Le Réseau muséal patrimonial du Saguenay-Lac-Saint-Jean disparait

Après 26 ans d’activité, le Réseau muséal patrimonial du Saguenay-Lac-Saint-Jean ferme les livres. L’organisme sans but lucratif (OSBL) a acheminé une demande de dissolution officielle au Registraire des entreprises du Québec (REQ) cette semaine. Un avis a aussi été publié dans les journaux, comme le veut la loi.

Vice-président du réseau, Rémi Lavoie invoque des raisons financières pour justifier la fin des activités du regroupement, dont la mission était de promouvoir les activités des 18 institutions partenaires de la région et de faire rayonner chacune des organisations.

« On avait du financement ponctuel de la part du ministère de la Culture et des Communications du Québec et une collaboration financière de la part de certains partenaires. Mais on n’avait pas de financement récurrent et ça devenait difficile d’assurer une coordination », explique Rémi Lavoie, qui agit également comme directeur général adjoint et directeur des expositions à La Pulperie de Chicoutimi.

« On faisait tant bien que mal avec les moyens qu’on avait, mais on n’était plus capables de continuer. La perte d’aide financière nous a demandé de réfléchir à cette idée de réaliser des projets ensemble », poursuit Rémi Lavoie. Il rappelle que le réseau muséal patrimonial du Saguenay-Lac-Saint-Jean a fait de belles et grandes choses. On peut notamment lui attribuer l’implantation de la Journée des musées, un modèle qui existait à Montréal et qui a été importé en région. De plus, une cellule régionale d’expertise en muséologie, le CREM, a été créée.

Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean

Avant de décider de dissoudre l’organisme il y a six mois, le conseil d’administration a songé à une façon de faire qui permettrait de perpétuer la mission du réseau. Une demande a été faite à Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la création d’une table musée patrimoine.

« On voudrait amener le réseau muséal à cette table et faire en sorte qu’on puisse parler de nos projets. Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean va entrer en jeu et le travail va se poursuivre », croit Rémi Lavoie, qui siège également au C.A. de l’organisme.