Le propriétaire Daniel Gagnon a affirmé que les plaintes lui donnent le goût de fermer son zoo.
Le propriétaire Daniel Gagnon a affirmé que les plaintes lui donnent le goût de fermer son zoo.

Le propriétaire du Zoo de Falardeau nie tout

Fondateur du Zoo de Falardeau, Daniel Gagnon nie en bloc les accusations de ses anciennes employées, qualifiant leur démarche de « malveillante ».

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe au sein de la petite équipe du site touristique prisé par les familles. Joint en fin de journée, mardi, M. Gagnon n’a pas caché que ces plaintes lui donnent carrément le goût de fermer son zoo.

« On a investi tout notre temps, notre argent dans notre site. Pour nous, le plus important a toujours été le bien-être des animaux. On a aussi été de bons employeurs et c’est comme ça qu’on se fait remercier. C’est de la malveillance. Ça vient de sonner la fermeture du zoo. Elles veulent briser notre réputation », exprime M. Gagnon, en entrevue au Quotidien, visiblement sous le choc des informations véhiculées par les anciennes employées.

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Questionné sur les animaux morts gelés, sur le manque de soins et sur les interventions médicales ou chirurgicales qu’il aurait lui-même effectuées, M. Gagnon dément tout. « Un dromadaire ne peut pas être mort gelé, car j’en ai un seul et il est toujours vivant », plaide-t-il.

Le propriétaire Daniel Gagnon a affirmé que les plaintes lui donnent le goût de fermer son zoo.

Une photo démontre toutefois que le Zoo avait bel et bien deux dromadaires. Ce serait la femelle qui serait morte, selon les anciennes employées.

M. Gagnon assure également qu’il n’a jamais amputé de renards et qu’aucune employée n’a castré des ours ou fait des points de suture sur des félins.

Un zoo qui devait grandir

Les propriétaires, M. Gagnon et sa conjointe, Suzie Girard, prévoyaient investir 12 millions $ au cours des cinq prochaines années. Mais l’annonce des plaintes semble avoir refroidi le couple.

« On travaille comme des fous à 70 ans. Je pense que là, ça vient de nous frapper en pleine figure. On ne s’attendait pas à ça. Mon épouse et moi, on se dit bien fous. Pensez-vous que j’ai le goût de me battre après ça ? », lance Daniel Gagnon.

Une photo démontre que le Zoo avait bel et bien deux dromadaires. Ce serait la femelle qui serait morte, selon les anciennes employées.

Ce dernier estime d’ailleurs qu’il s’agit d’un coup monté et n’est pas sans rappeler les pressions des groupes anti-zoo aux États-Unis. « Ces groupes vont réussir à nous faire fermer. Ils vont fermer tout le monde », laisse tomber M. Gagnon.

Le Zoo de Falardeau serait la troisième attraction la plus achalandée du Saguenay–Lac-Saint-Jean, selon les dires des propriétaires. L’accès aux bébés faisait la renommée du site et malgré ce que les anciennes employées prétendent, les propriétaires croient toujours qu’il est bon pour l’animal d’être en contact régulièrement avec les humains. « C’est prouvé que les animaux qui vont rester en captivité toute leur vie sont plus heureux lorsqu’ils sont imprégnés, et ce, à un jeune âge. Ils doivent voir l’humain dans les premiers instants de leur vie », insiste Mme Girard.