Le maire de L’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, accompagné de Jean-Guy Lévesque, gestionnaire au ministère des Transports, et de Serge Simard, député de Dubuc, a fait connaître son empressement de voir les travaux sur le tronçon des kilomètres 70 à 73 de la route 170 être complétés.

Le projet de réaménagement de la 170 à L’Anse-Saint-Jean avance

Le projet de réaménagement de la route 170 à L’Anse-Saint-Jean franchira bientôt de nouvelles étapes. Le Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports procédera prochainement aux acquisitions nécessaires en obtenant l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole et en réalisant les plans et devis.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi, le député Simard a annoncé que le ministère des Transports poursuivra le travail en vue de se porter acquéreur de certains terrains entre les bornes kilométriques 70 à 73, pour effectuer les démarches auprès de la Commission de protection du territoire agricole. Cette étape permettrait de réaliser les plans et devis, et de tenir une séance d’information à la population, à l’automne. Toutefois, le député n’a aucun calendrier de réalisation en mains.

Lors de sa présentation initiale, M. Simard a fait part de son exaspération dans le dossier, tout comme le maire Lucien Martel, d’ailleurs. « J’ai annoncé en 2009, avec mon collègue aux Transports de l’époque, Norman McMillan, après la réalisation d’une étude qui date de 2007, l’octroi de 250 000 $ pour la réalisation d’une étude environnementale. Ça fait dix ans, et je suis exaspéré. Ça ne correspond pas aux besoins de sécurité de la population et des familles », a laissé tomber le député du Parti libéral. Confronté au fait que le tout peut dépendre de la volonté politique, M. Simard a mentionné qu’effectivement, d’autres priorités ont été traitées dans le passé.

M. Simard a rappelé qu’après avoir perdu ses élections, il a inscrit en 2014 le projet au Programme québécois sur les infrastructures (PQI) et que depuis, peu de choses ont bougé, une situation qu’il a déplorée. Selon lui, le projet annoncé en 2009 devait se réaliser dans les cinq années suivantes, et voilà qu’il est question d’ajouter un autre cinq ans, jusqu’en 2023. Il a même ajouté que pendant la même période, le MTQ aura construit le nouveau pont Champlain et l’échangeur Turcot.

Le maire Lucien Martel ne s’est pas caché non plus. Il a affirmé à M. Simard qu’il était content de constater que le projet est actif, mais qu’il n’avait encore jamais entendu parler d’un calendrier de réalisation. « En 2009, on nous disait que la vie utile du pont au-dessus de la rivière Saint-Jean était atteinte. On est en 2018, et il est inconcevable qu’il ne se soit rien passé sur le terrain. Je demande au MTQ de nous donner un échéancier. Cinq ans supplémentaires, c’est inconcevable », a-t-il déclaré. M. Martel espère que les travaux pourront au moins débuter dans les trois prochaines années.

M. Martel et M. Simard s’entendent pour affirmer que cette section de route, avec ses huit courbes, dont cinq ne répondent pas aux normes de 2018, et le pont sont dangereux, puisque des accidents mortels s’y sont déjà produits. Certains camionneurs, peu habitués au trajet, se sont déjà fait surprendre en renversant sur le côté.

M. Simard a rappelé que des familles à bord d’automobiles remorquant des roulottes, des véhicules récréatifs et des camions-remorques empruntent cette section de la 170, à raison d’un débit moyen quotidien de 1370 véhicules par jour, mettant leur sécurité en jeu.

Tracé

Outre la sortie des deux politiciens, la conférence de presse a permis d’apprendre que la section projetée permettrait de construire un nouveau corridor au sud du tracé actuel, doté d’un pont de 130 mètres sur la rivière Saint-Jean, en aval du barrage hydroélectrique. Le ruisseau Girard serait redressé pour éviter l’aménagement de ponceaux supplémentaires.

Outre ce projet, le MTQ poursuit les pourparlers avec le citoyen Justin Gaudreault afin de sécuriser la rue des Coteaux, à L’Anse-Saint-Jean, en modifiant le lit du ruisseau Dallaire, un cours d’eau qui peut devenir une bombe en cas de pluies abondantes, comme cela s’est produit à deux reprises dans le passé. Le projet, dont Le Quotidien avait déjà fait état, devrait être réalisé d’ici trois ans, selon l’échéancier de M. Simard.