Sylvain Gaudreault
Sylvain Gaudreault

Le projet de loi 50 doit se rendre aux auditions, dit Sylvain Gaudreault

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, demande à la ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, ainsi qu’au député de Lac-Saint-Jean, Eric Girard, de l’appuyer afin que le projet de loi 50 passe à l’étape des auditions. La fermeture des machines 9 et 10 de l’usine de Produits forestiers Résolu (PFR) d’Alma fait qu’il est grand temps que le gouvernement ait une discussion avec la compagnie, estime-t-il.

Le projet de loi 50 s’intéresse au prolongement d’une partie des droits hydrauliques de la rivière Shipshaw à la compagnie Produits forestiers Résolu. « Le projet de loi établit notamment la durée du bail, prévoit qu’il est renouvelable et détermine certaines conditions qui s’y rattachent, dont l’obligation pour le locataire de réaliser, dans la région administrative du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des investissements manufacturiers structurants et de payer une redevance sur l’électricité produite grâce à l’exploitation des forces hydrauliques louées », est-il écrit dans le document officiel. Les investissements se chiffreraient à environ 100 M$, sur une période de 10 ans.

Les travaux parlementaires étaient arrêtés, en raison de la pandémie, mais reprendront tranquillement leur cours au fil des prochains jours. Certains projets de loi seront à l’ordre du jour, mais pas celui de la loi 50. Lorsqu’il a été décidé de le laisser de côté, l’arrêt des machines 9 et 10 de l’usine d’Alma n’avait pas été annoncé, ce qui change la situation, selon M. Gaudreault. Rappelons que ces fermetures ont causé environ 130 pertes d’emploi.

Les auditions permettraient au gouvernement d’entendre quatre groupes reliés au projet, dont PFR. M. Gaudreault a d’ailleurs plusieurs questions à poser à l’entreprise. « Le principe de fond, c’est que nous ne pouvons pas permettre à une compagnie d’utiliser nos ressources naturelles, quand en même temps elle ferme ses machines. Le projet de loi prévoyait justement la prolongation du contrat de la compagnie pour l’utilisation de la rivière et je suis bien d’accord avec ça, mais il faut s’entendre sur le montant. Combien l’usine d’Alma va-t-elle toucher de cet investissement ? Combien d’emplois seront garantis ? C’est là que nous sommes rendus », a-t-il continué.

Il notait que l’avenir du papier n’est pas rose et se demande si la compagnie investira dans de nouveaux produits. « Je ne demande même pas d’aller jusqu’au bout de l’étude du projet de loi, je demande juste de faire la prochaine étape, qui était les auditions. Ça va nous permettre d’avoir la compagnie devant nous », a-t-il poursuivi.

Puisqu’il n’a pas entendu la ministre Laforest ou le député Girard se prononcer sur le sujet, il espère qu’ils l’appuieront, afin que le projet de loi puisse avancer.