Le projet Belle-Rivière suit son cours

L’impressionnant chantier de relocalisation de l’embouchure de la Belle-Rivière à Saint-Gédéon va bon train, allant même au-devant des prévisions faites par Rio Tinto. Le projet de quatre millions de dollars d’une durée de 100 jours doit être terminé avant le début des crues printanières.

Le projet prévoit l’excavation d’un nouveau chenal, le remblaiement de l’actuel, la construction d’une digue submergée ainsi que le rechargement de la plage de Saint-Gédéon. Il s’agit du plus important depuis la création du Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, il y a 30 ans.

Les travaux amorcés à la mi-janvier permettront de ramener une embouchure rectiligne de la Belle-Rivière comme au début des années 1980, de maintenir une largeur de plage acceptable et de réduire les chargements de plage.

Depuis 2011, la mesure est nécessaire chaque année. Il s’agit d’une situation atypique autour du lac Saint-Jean puisque les rechargements se font habituellement aux cinq à sept ans.

« C’est un chantier unique, un très beau chantier. Cela aidera le secteur riverain de Saint-Gédéon et la navigation faite l’été. C’est une belle amélioration. Nous en sommes très fiers. Nous avons que de bons commentaires des citoyens du secteur concernés », a confié le maire de Saint-Gédéon, Émile Hudon.

Pendant les travaux qui s’étendront sur une période de 12 semaines, 7000 camions accéderont au site via la Colonie Richelieu de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix alors que 1500 camions circuleront à travers la municipalité de Saint-Gédéon.

Environ 7000 camions permettront de placer l’équivalent de 110 000 tonnes de matériaux d’excavation sur la plage de Saint-Gédéon. La matière est le résultat de l’excavation du canal, soit du sable du lac Saint-Jean.

La digue submergée en construction est le résultat d’un mélange de trois types de pierre. Plus de 20 000 tonnes de matières sont nécessaires à sa réalisation. Faire les travaux en hiver apporte son lot d’avantages. Toutefois, il aura fallu l’équivalent de 6000 camions afin de gérer la neige et la glace sur le lac.

Le périmètre de sécurité de quatre kilomètres établi, en partie, sur les glaces du lac Saint-Jean, a représenté un défi de taille pour l’équipe. Un éclairage et de la signalisation permettent sa visibilité entre autres pour les motoneigistes.

Des élus, des représentants des parties prenantes ainsi que des citoyens ont eu l’occasion de visiter le chantier, la semaine dernière.

Rappelons que le projet représente sept ans de travail avec la communauté ainsi que des dizaines de rencontres préparatoires. Une étude d’impact et une audience publique du BAPE ont été nécessaires.