Le Baieriverain Carl Bouchard fait face à de nouvelles accusations d’agressions sexuelles.

Le procès pour agression sexuelle du Baieriverain Carl Bouchard retardé

Accusé de s’être introduit par effraction chez une femme qu’il connaissait pour l’agresser sexuellement et l’avoir harcelée durant plusieurs mois, le Baieriverain Carl Bouchard fait face à de nouvelles accusations. À la suite de la première dénonciation, deux autres femmes ont porté plainte contre l’individu de 58 ans. Ces nouvelles plaintes concernent des événements qui se seraient produits dans les années 80 et les présumées victimes étaient mineures à l’époque. 

Carl Bouchard avait été appréhendé par les policiers de Saguenay et accusé d’introduction par effraction, de harcèlement criminel et d’agression sexuelle, en juin 2018. On reproche à l’homme de s’être introduit chez sa victime pour l’agresser sexuellement, au début de l’été 2018, à La Baie. Il est également accusé de l’avoir harcelée, entre le 31 janvier 2017 et le 15 juin 2018.

Cette histoire avait fait la manchette et deux autres femmes ont ensuite porté plainte contre l’individu. De nouvelles accusations ont donc été portées par le ministère public, concernant des agressions sexuelles qui auraient été perpétrées au début des années 1980. Les plaignantes étaient mineures à l’époque.

Procès retardé

Carl Bouchard devait subir son procès jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi. Il fait maintenant face à neuf chefs d’accusation, dont agressions sexuelles, introduction par effraction, harcèlement et extorsion. 

Le quinquagénaire était initialement représenté par Me Marie-Ève St-Cyr, mais l’avocate qui pratiquait en défense à l’Aide juridique jusqu’à tout récemment est maintenant procureure au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Bouchard se retrouve donc sans avocat jusqu’à ce qu’un ou une nouvelle avocate reprenne ses dossiers. L’arrivée d’un nouveau procureur à l’Aide juridique est prévue pour le mois d’avril. 

La procureure de la poursuite au dossier de Carl Bouchard, Me Nicole Ouellet, a déploré les délais dans le cas qui l’occupe, étant donné que les premières accusations ont été déposées il y a plus d’un an et demi et que le ministère public se déclare prêt à procéder depuis. Les trois victimes au dossier sont également prêtes à témoigner. La juge de la Cour du Québec, Micheline Paradis, a également fait savoir que la situation devait évoluer. La défense a renoncé aux délais. Le procès pourrait n’avoir lieu qu’à l’automne prochain.