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Le propriétaire de la cabane à sucre Rose et Roland Girard et Fils, Bruno Girard. ­
Le propriétaire de la cabane à sucre Rose et Roland Girard et Fils, Bruno Girard. ­

Le printemps s’annonce difficile pour les cabanes à sucre de la région

Ariane Gobeil
Ariane Gobeil
Le Quotidien
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Le gouvernement du Québec a octroyé, cette semaine, une aide financière de 50 000 $ au projet de plateforme Web « Ma cabane à la maison », qui offrira aux familles la possibilité de commander en ligne un repas traditionnel de cabane à sucre. Près de 70 cabanes à sucre ont mis leurs efforts en commun pour proposer des boîtes-repas pour emporter aux quatre coins du Québec. Pour l’instant, les propriétaires des cabanes à sucre de la région ne comptent pas prendre part à cette initiative et deux d’entre elles n’ouvriront pas leurs portes en cette deuxième saison de pandémie.

Puisque les cabanes à sucre qui se trouvent en zones orange pourront ouvrir, en respectant les bulles de deux adultes et leurs enfants, le propriétaire de la cabane à sucre Rose et Roland Girard et Fils, Bruno Girard, a décidé d’adapter ses installations pour se conformer aux règles sanitaires. Des tables distanciées et l’ajout de panneaux plexiglas permettront aux clients de venir déguster, à partir de la mi-mars, les produits de l’érable de cette entreprise familiale située à Laterrière.

M. Girard compte ouvrir sa cabane à la mi-mars moyennant certaines précautions, comme l’ajout de plexiglas. ­

« On peut ouvrir avec des précautions. Je suis en train de préparer ça, par exemple mettre des vitres pour séparer les tables », explique M. Girard.

De son côté, la propriétaire de l’Auberge Carcajou, Lise Tremblay, a décidé de faire le sirop d’érable uniquement et ne recevra pas les gens à la cabane à sucre ce printemps. Pour l’entreprise de Saint-David-de-Falardeau, qui a l’habitude d’offrir un forfait incluant une visite de l’érablière, un repas de cabane à sucre et de la tire sur la neige, la saison s’annonce difficile.

Environ 3500 érables sont entaillés chaque année, au début du printemps, à la cabane à sucre Rose et Roland Girard et Fils.

« C’est tout petit à l’auberge, le nombre de places est limité. Si je diminue à 50 %, ça ne vaut pas vraiment la peine d’ouvrir. Cette année, c’est compliqué, on a tellement d’annulations qu’on ne peut rien prévoir. On verra au cours de l’année comment ça se présente, mais pour l’instant, c’est assez pessimiste. »

La cabane à sucre Chez Gervais, à Albanel, n’ouvrira pas non plus ses portes au grand public pour une deuxième année d’affilée. Le propriétaire, Gervais Turcotte, préfère attendre de pouvoir ouvrir son établissement au maximum de sa capacité.

La cabane à sucre Rose et Roland Girard et Fils, située à Laterrière. ­

« Il faut aller servir aux tables, ça prend du personnel. Il va falloir se limiter à 25 personnes dans la cabane quand il en rentre 70. Ça ne nous donne pas grand-chose d’ouvrir. On va attendre que le monde fasse comme d’habitude. »

En attendant, les amateurs de beurre, de cornets, de tire et de suçons à l’érable pourront acheter les produits sur place pour emporter.