Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a posé en compagnie du nouveau président du Parti québécois, Dieudonné Ella Oyono.

Le PQ, «le parti le plus moderne», selon Sylvain Gaudreault

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, revient enthousiaste du congrès extraordinaire du Parti québécois, qui s’est tenu à Trois-Rivières cette fin de semaine. S’il est convaincu que le PQ s’est doté d’une nouvelle charpente « moderne » et « innovatrice », Sylvain Gaudreault n’est pas encore prêt à faire le saut dans la course au leadership du parti.

« En fin de semaine, j’ai consulté et il y a des gens qui sont venus vers moi. J’ai aussi participé aux débats parce qu’il y a des enjeux fondamentaux qui devaient être abordés et adoptés, selon moi. Je dois dire que ç’a été fait, par exemple, sur la question des changements climatiques, qui est un incontournable », explique-t-il.

« Maintenant que j’ai ça entre les mains, il faut que je m’assoie et que je regarde si ça m’apparaît suffisant pour prendre une décision positive ».

Sylvain Gaudreault ajoute qu’il fera connaître ses intentions dans les prochaines semaines.

Recentré

Le député de Jonquière décrit ce congrès comme un des plus significatifs auquel il a assisté. L’événement permettra de tourner la page après la dure défaite que le PQ a connue aux dernières élections, pense-t-il.

« On le sait d’où on part. Il n’y a personne qui se met la tête dans le sable. On a eu une défaite historique le 1er octobre 2018. [...] On est parti d’une page blanche et on a créé un nouveau parti. À partir d’aujourd’hui, le Parti québécois est le plus moderne et le plus innovateur du Québec. »

Ces deux jours auront permis au PQ de se recentrer sur un nationalisme d’ouverture, qui s’exprime à travers différentes valeurs, comme la protection du français et de l’environnement.

« On présente un nationalisme décomplexé, accueillant et ouvert, qui continue de faire en sorte que le Québec se construit avec des apports de partout à travers le monde », indique Sylvain Gaudreault.

Un raisonnement semblable peut être appliqué à la lutte contre les changements climatiques et à la protection de l’environnement. « On va venir asseoir l’identité du Québec sur son territoire, son environnement, son eau, son air, sa faune, sa flore, sur la qualité de son environnement », propose-t-il.

La souveraineté demeure la pierre angulaire de l’action du PQ. « On a réaffirmé notre adhésion à cette idée et on l’a articulée avec des arguments contemporains. On est convaincus que c’est de ça qu’il faut parler. Pour arriver au bout de nos idées, bien il faut qu’on soit un pays », conclut M. Gaudreault.