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Le point sur le «pot» légal, deux ans après
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Le point sur le «pot» légal, deux ans après
Le 17 octobre 2018, le cannabis devenait légal au Canada. Comment se porte le «pot» deux ans plus tard? Les médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) font aujourd’hui le point sur ce «virage vert» plutôt réussi.
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Cannabis légal depuis deux ans : «On n’a plus besoin de se cacher»

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Cannabis légal depuis deux ans : «On n’a plus besoin de se cacher»

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Un mercredi matin frisquet, des amateurs de marijuana font la file, masqués et à deux mètres de distance, devant la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Lebourgneuf, à Québec. Quelques minutes plus tard, ils en ressortent avec un petit sac en papier brun. En ces temps de pandémie, la scène est devenue aussi anodine que de voir des gens attendre dehors pour pouvoir acheter du vin à la SAQ. Mais deux ans après la légalisation du cannabis au Canada, c’est ici, dans les SQDC, qu’on peut constater la plus grande manifestation quotidienne de ce changement légal pour les Québécois.

«On n’a plus besoin de se cacher, dit Vincent, 37 ans, consommateur assidu de cannabis depuis deux décennies, rencontré dans la file de la SQDC. C’est ça le plus gros changement!»

Fleur séchée ou moulue? Joint préroulé? Huile de cannabis prête à être ingérée? Atomiseur oral? Pilule? Plus de CBD, moins de THC? Indica, Sativa, Hybride? Les clients ont maintenant le choix entre plus de 200 produits derrière les comptoirs.

Mais surtout, ils ont la liberté d’acheter du cannabis, ce qui était un crime au Canada il y a deux ans.

Dès le premier jour de la légalisation, le 17 octobre 2018, la SQDC avait ouvert 12 succursales à travers la province. Des files d’attente de plus de deux heures s’étiraient devant plusieurs SQDC, révélant aux yeux de plusieurs l’ampleur du bassin d’amateurs de cannabis au Québec.

Certains se demandaient toutefois si l’engouement allait persister après la ferveur des débuts. En entrevue, le président-directeur général de la SQDC, Jean-François Bergeron, assure que oui.

Il affirme que la croissance de la clientèle est soutenue depuis l’ouverture et que le nombre de succursales ne cesse d’augmenter. D’ici mars 2020, il y en aura 43, une hausse qui se traduira notamment en région. Durant la deuxième année de la légalisation, soit dans les 12 derniers mois, la SQDC a atteint plus de 10 millions de transactions, indique M. Bergeron.

Résultat, le marché noir perd du terrain, selon Jean-François Bergeron. «Quand tu rentres dans une SQDC, nous on a le sentiment que tu restes à la SQDC».

Il se consomme en moyenne 150 tonnes de cannabis au Québec par année, explique M. Bergeron. Dans la deuxième année de la légalisation, la SQDC en a vendu 75 tonnes, si bien que la société d’État considère qu’elle arrache maintenant près de 50 % du marché noir dans la province.

Pas de hausse de consommation de cannabis chez les jeunes

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Pas de hausse de consommation de cannabis chez les jeunes

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Est-ce que la légalisation du cannabis au pays a entraîné une hausse marquée de consommation chez les jeunes ? Les scientifiques semblent croire que non, autant chez les jeunes adultes que chez les adolescents, et ce, d’après les enquêtes réalisées au cours des deux dernières années.

Dr Richard Bélanger est pédiatre et médecin à l’adolescence. Il s’occupe des jeunes âgés de 12 à 21 ans au Centre mère-enfant Soleil de l’Université Laval et est chercheur clinicien principal au CHU de Québec.

Loin de diminuer, la stigmatisation augmente, croit un militant du Bloc pot

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Loin de diminuer, la stigmatisation augmente, croit un militant du Bloc pot

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Au Québec, la légalisation du cannabis a été accompagnée de nombreuses restrictions: âge minimum pour acheter de 21 ans, interdiction de faire pousser des plants pour usage personnel chez soi, etc. Alors que la légalisation atteint son deuxième anniversaire, les consommateurs de cannabis peuvent-ils se déclarer tout de même satisfaits, malgré ces restrictions? Le Nouvelliste a demandé à Blak D. Blackburn, militant de longue date du Bloc pot qui s’est exprimé à plusieurs reprises sur le sujet.

Selon M. Blackburn, si la légalisation est une victoire, elle est loin d’être totale, puisque les consommateurs sont toujours stigmatisés.

Cannabis : l’agroalimentaire en perte d’appétit

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Cannabis : l’agroalimentaire en perte d’appétit

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Les exigences de la Loi sur le cannabis coupent l’appétit de l’industrie agroalimentaire, qui voyait pourtant un marché important dans les dérivés du produit il y a deux ans.

L’industrie agroalimentaire a vu grand lorsque le Canada a légalisé le cannabis en 2018, rappelle Sylvain Charlebois, professeur titulaire à la faculté de management et en agriculture de l’Université Dalhousie à Halifax. 

L’industrie a déchanté en 2020. 

Selon le chercheur, ces mêmes entreprises ont revu leur stratégie ou ont carrément abandonné certains projets de développement. 

 Les entreprises de transformation alimentaire prévoyaient des profits intéressants avec la production de produits contenant du cannabis, comme des muffins, des biscuits ou des breuvages. 

« Il y a tellement de restrictions. C’est difficile pour les manufacturiers. Le CBD est intéressant pour les breuvages, mais il y a beaucoup de restrictions. Une des clés, c’est de changer la loi. Il faut considérer davantage le cannabis (sans THC) comme un aliment plutôt qu’une drogue. De plus, les fabricants ne peuvent pas avoir de permis de fabrication sans avoir préalablement construit une usine réservée pour ce type de marchandise. Une usine, ça coûte de sept à dix millions $... Sans garantie d’obtention du permis de fabrication! Beaucoup de gens sont déçus dans l’industrie », souligne M. Charlebois. 

Le gouvernement du Québec a rajouté une couche de frustration en 2019 en interdisant tout produit vendu sous forme de friandises, gâteaux, chocolats. Le but? Prévenir les intoxications alimentaires chez les enfants. 

Cela n’a toutefois pas empêché l’intérêt des consommateurs de croître. Selon l’Enquête québécoise sur le cannabis 2019 (EQC), 30 % des personnes ayant consommé du cannabis dans les douze derniers mois en ont ingéré dans un produit alimentaire.  

Pour l’instant, les seuls produits alimentaires disponibles dans les SQDC sont essentiellement des boissons prêtes à boire, des infusions de cannabis ainsi que de la poudre de cannabis. La catégorie des breuvages représente moins de 3 % des ventes, selon la société d’État.

« C’EST CONTRADICTOIRE » 

Présidente du Conseil québécois du cannabis comestible, Mélissa Thibeault juge les directives du gouvernement contradictoires. « D’un côté, on veut encadrer le marché du cannabis pour contrôler l’offre de produits; de l’autre, on interdit la vente de produits comestibles et on renvoie du même coup les consommateurs sur le marché noir », soutient celle qui occupe également le poste de directrice des opérations d’Aliments Candara, une entreprise spécialisée dans les produits de chocolat moulés. 

Cette dernière est l’une des rares compagnies québécoises qui ont décidé de convertir complètement leurs installations pour offrir exclusivement des barres de chocolat contenant un dosage de cannabis. Tout l’inventaire sera vendu dans les autres provinces canadiennes. 

 « Nous y croyons, même si cela exige de faire des investissements importants pour obtenir notre licence de transformation et complètement abandonner le marché dans lequel nous sommes en ce moment », explique Mme Thibeault. 

Déjà en seulement deux ans, elle estime que le marché a beaucoup changé. « Il y a un réel potentiel », précise-t-elle. Mais pour que les transformateurs alimentaires du Québec arrivent à faire leur place sur le marché, « il faudra assurément plus d’ouverture de la part du gouvernement », estime-t-elle.  

ACCÈS-Cannabis: des escouades spécialisées partout au Québec

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ACCÈS-Cannabis: des escouades spécialisées partout au Québec

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Le mandat confié aux escouades policières spécialisées ACCÈS-Cannabis, lancées au même moment que la légalisation du cannabis il y a deux ans, ne se limite pas qu’à contrer l’économie souterraine. Il vise aussi à enrayer la consommation chez les jeunes. Et les résultats sont au rendez-vous.

Au total, dix corps policiers du Québec, dont celui de Granby, ont mis en place le programme. C’était à l’automne 2018. Financées par le ministère de la Sécurité publique, les escouades sont composées d’enquêteurs dont le mandat est de s’attaquer au cannabis illicite, et ce, à plus d’un niveau.