Le président de RSI Environnement, Jean-François Landry, est d’avis que le partenariat avec la Sûreté du Québec abaissera le nombre de délinquants.

Le plan d’action bien accueilli par RSI Environnement

Le président de RSI Environnement de Saint-Ambroise, Jean-François Landry, est soulagé à la suite du dévoilement du plan d’action annoncé par le gouvernement du Québec concernant la gestion des sols contaminés.

« J’ai toujours perçu ça comme un débat de société. On en discute dans le milieu depuis une dizaine d’années. On se demandait à quel moment le gouvernement et le ministère de l’Environnement interviendraient », laisse tomber M. Landry lors d’un entretien accordé au Quotidien.

Le mois dernier, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, a annoncé la mise en œuvre d’un plan d’action visant à mieux prévenir et sanctionner les infractions environnementales. Avec ces mesures, M. Landry croit que le Québec est enfin en route vers des solutions durables.

Plus d’inspections
Le plan comprend une douzaine d’actions prévues d’ici septembre, décembre et à long terme et qui seront déployées selon cinq axes. Ainsi, une traçabilité obligatoire et performante, un partenariat entre la Sûreté du Québec (SQ) et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), une criminalistique environnementale plus développée, un programme d’inspection renforcé et une réglementation plus coercitive se retrouvent au cœur de cette initiative.

M. Landry est d’avis que le partenariat avec la Sûreté du Québec abaissera le nombre de délinquants. La SQ permettra aux inspecteurs de faire leur travail en ayant accès à des sites.

Le MDDELCC risque d’être encore plus présent sur le terrain alors qu’il augmente de 50 % par année le nombre d’inspections réalisées dans le cadre de programmes de contrôle spécifiques aux sols contaminés.

Pour celui dont l’entreprise se spécialise en traitement de sols contaminés et en gestion environnementale, un coup de barre doit être donné. « Cela passera par l’exemplarité des sites québécois. On devrait en cibler quelques-uns et démontrer ce qui peut arriver. Il faut donner l’exemple, pas seulement des amendes de quelques milliers de dollars qui ne font pas peur. Il faut démontrer que des accusations criminelles peuvent être déposées », explique celui qui garde en tête ce que nous laissons comme planète aux générations futures.

En pleine campagne électorale qui pourrait se conclure avec un nouveau parti au pouvoir, Jean-François Landry espère que les autres partis vont se compromettre. « Il ne faut pas que cela tombe à l‘eau », conclut-il.