Le personnel en informatique dans le réseau de la santé: un maillon oublié

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Le personnel en informatique et en communication des établissements de santé et de services sociaux, l’un des « maillons essentiels de la chaîne », se sent oublié. En pleine négociation pour le renouvellement des conventions collectives, leur syndicat veut notamment stopper l’exode vers le privé au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Dans la région, c'est plus d'une centaine d'analystes, d'analystes spécialisés, de techniciens en informatique, de techniciens spécialisés en informatique et d'opérateurs qui sont touchés par la situation, eux dont le rôle est crucial dans le réseau selon la CSN.

Ils s’occupent notamment des systèmes de triage des patients, de télécommunication, d’accès aux dossiers patients, de gestion des ressources humaines, de gestion des finances ou encore des services de paie.

Sandra Quirion, présidente du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean – CSN, dénonce le piétinement des négociations provinciales avec le gouvernement pour le renouvellement des conventions collectives.

Elle pointe également vers l’importance d’améliorer les conditions et d’assouplir les exigences dans ce secteur afin de garder les employés dans le public.

« Nous, ce qu’on essaie de faire reconnaître au niveau de l’informatique, ce sont les attestations d’études collégiales (AEC). C’est un non catégorique du gouvernement et en informatique, on est les seuls dont l’employeur n’accepte pas les AEC. Les gens quittent pour aller dans le privé, où ils sont acceptés. Donc on manque de personnel parce qu’il y a trop d’exigences pour travailler en informatique dans notre réseau. »

Même des gens qui travaillent depuis longtemps dans le réseau de la santé quittent souvent pour le privé après avoir été approchés par certaines entreprises, qui proposent de meilleures conditions.

Toujours selon Sandra Quirion, c’est d’ailleurs tout le personnel de bureau qui est souvent oublié.

« Dès qu’il y a des négociations, on parle beaucoup des infirmières et des préposés aux bénéficiaires, mais tout le personnel de bureau administratif est oublié dans le réseau de la santé. Les rendez-vous, c’est une agente administrative qui les donne, donc s’il n’y a pas d’agente administrative, il n’y a pas de patient et le médecin ne pourra pas opérer. Tout part de là. »