Le personnel de soutien mécontent

Des membres du Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire De La Jonquière sont mécontents alors qu'ils ne sauront pas avant la fin août quelle tâche ils effectueront à la rentrée.
La journée d'affectation prévue jeudi a été repoussée à la semaine du 20 août avec un jour d'avis. La décision a été prise d'un commun accord entre la Commission scolaire De La Jonquière (CSDLJ) et le syndicat, qui représente des techniciens en éducation spécialisée, des préposés aux élèves et des employés de services de garde.
« Nous sommes conscients que c'est très décevant pour nos membres, et ça crée aussi beaucoup d'inquiétudes de ne pas savoir où ils vont se retrouver à l'automne. On a accepté de repousser parce qu'on voulait que le processus se déroule bien », déclare la vice-présidente du syndicat Sarah Allard.
Avec la convention collective signée vers mai 2016, la commission scolaire devait appliquer de nouvelles procédures pour l'affectation, mais n'était toujours pas prête, explique Mme Allard.
« Avec la venue de nouveaux élèves aux besoins particuliers et des investissements supplémentaires du ministère de l'Éducation, nous ne sommes pas en mesure d'avoir un portrait juste de la demande dans nos écoles. Nous trouvions que l'affectation aurait été faite de façon prématurée. Il aurait fallu faire des changements par la suite », affirme pour sa part le directeur des communications de la CSDLJ, Samuel Trépanier Brown.
Celui-ci admet que le délai imposé aux employés est long, mais qu'il est semblable dans d'autres commissions scolaires et nécessaire pour disposer d'une information juste. La commission scolaire affiche présentement six postes pour le personnel de soutien, mais ne peut estimer un nombre d'embauches. « Il s'agit surtout de personnes qui travaillaient à temps partiel et qui auront dorénavant un poste à temps plein », précise M. Trépanier Brown.
Sur la page Facebook du syndicat, plusieurs membres ont fait part de leur mécontentement. « On va stresser tout l'été... », « Ils reportent pour une troisième fois la date. Mais il est où le professionnalisme dans toutes ces démarches ? ? ! ! Nous ne sommes pas des marionnettes que l'on manipule ! ! ! » et « C'est du grand n'importe quoi », se plaignent notamment plusieurs syndiqués.
« On espère que l'affectation n'aura pas lieu seulement deux jours avant la rentrée », conclut Sarah Allard. Son organisation est affiliée à la Centrale des syndicats du Québec depuis la signature de la nouvelle convention.
Budget déficitaire à la CS Lac-Saint-Jean : réponse rapide attendue
Le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec, se disant préoccupé par le système de la taxation scolaire, compte offrir une réponse «dans les meilleurs délais» à la demande la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean d'adopter un budget déficitaire et de puiser davantage dans les surplus accumulés.
La responsable des relations de presse du ministère Esther Chouinard a rédigé un bref courriel en fin d'après-midi mercredi, mais n'était pas en mesure de préciser ces délais. Le conseil des commissaires a finalement décidé mardi soir d'adopter sous réserve un budget avec un déficit estimé de 674 365 $, après deux semaines d'attente à leur requête. L'année scolaire se termine vendredi, jour limite pour les commissions scolaires pour présenter leur budget.
La Commission scolaire du Lac-Saint-Jean justifie son besoin de puiser davantage dans le surplus accumulé par un manque à gagner supplémentaire de 400 000 $. Celui-ci est occasionné par une règle comptable désavantageuse du gouvernement liée à la taxe scolaire, plaide-t-elle.
«Le régime de taxation scolaire est une préoccupation pour le gouvernement. Des travaux sont en cours au Ministère pour évaluer différents scénarios visant la révision du régime fiscal scolaire dans la perspective d'un modèle de taxation plus prévisible et équitable», termine Mme Chouinard.
Si la réponse du gouvernement est négative, la commission scolaire serait obligée de refaire son budget en août et d'entreprendre des coupes, une décision illogique à son avis alors que le Parti libéral a annoncé récemment des réinvestissements en éducation.