Me René-Philippe Harvey

Le PCS perd son président

Le départ du président du Parti des citoyens de Saguenay(PCS), Me René-Philippe Harvey, ne remet pas en question la survie et l’utilité de la formation politique, même si elle ne compte aucun élu autour de la table du conseil municipal de Saguenay.

Président depuis 2016, à la suite du départ du maire Jean Tremblay, M. Harvey a fait parvenir sa lettre de démission au chef Dominic Gagnon.

« J’ai quitté pour des raisons professionnelles. J’ai beaucoup de travail au bureau d’avocats et je dois y consacrer plus de temps. Ma démission est effective depuis le 23 janvier », a mentionné Me Harvey, lors d’un entretien avec Le Progrès.

Le chef du PCS ne s’inquiète pas du départ du président du parti.

« Nous continuons nos activités. Je vais possiblement assurer l’intérim pour un certain temps et on cherchera ensuite une personne pour occuper cette place », note le chef du PCS.

Utilité

Questionné sur l’utilité d’avoir un parti politique à Saguenay, le président démissionnaire n’a pas voulu répondre, estimant qu’il n’était pas le mieux placé pour le faire étant donné qu’il n’était plus en poste.

Il nous a plutôt proposé de parler au chef Dominic Gagnon.

Celui-ci croit fermement à la présence d’un parti d’opposition ou d’un parti politique à Saguenay et il estime que le PCS peut avoir son utilité.

« Ça prend une forme d’opposition pour assurer la démocratie. Il faut faire voir aux citoyens les deux côtés de la médaille. Ça peut être fait par le PCS ou éventuellement par l’Association des contribuables de Saguenay de Mélanie Boucher », précise M. Gagnon.

« Actuellement, cette forme d’opposition ou de deuxième voie pour les citoyens est absente au conseil municipal. On se doit de pouvoir soulever des questionnements et de susciter des débats », dit-il.

Même si ces débats semblaient plutôt rares à l’époque de l’ancienne administration municipale de Jean Tremblay, Dominic Gagnon rappelle que les membres de l’ERD pouvaient tout de même faire valoir leur point de vue.

« Les élus de l’ERD étaient en mesure de faire valoir leur désaccord. Ils pouvaient s’opposer à des dossiers. Mais actuellement, ça n’existe pas », a-t-il conclu.

Dominic Gagnon entend aussi commenter, le 13 mars, les 100 premiers jours de la mairesse Josée Néron à la tête de Saguenay.