Saguenay a investi un demi-million de dollars pour doter le parc d’une vocation multigénérationnelle et multisensorielle. Claude Tremblay s’est assuré que 300 000$ de plus seront investis l’an prochain pour le réaménagement des terrains de tennis.

Le parc J.-Alcide-Reid, un concept unique à Saguenay

L’ancien maire de Kénogami, J.-Alcide-Reid, serait sûrement très fier. Le parc qui porte son nom, près de l’école secondaire, a été complètement revampé. Qui plus est, le demi-million de dollars investi par la Ville lui confère un statut unique à Saguenay. Le parc est multigénérationnel, multisensoriel et doté d’une vocation inclusive.

Le conseiller municipal de Kénogami, Claude Tremblay, voulait depuis longtemps que le parc J.-Alcide-Reid, décrépit, bénéficie d’investissements. Alors qu’il travaillait à obtenir les engagements nécessaires pour le projet de rénovation, des fonctionnaires de la Ville étaient à la recherche d’un endroit où une formule tout à fait novatrice, voire avant-gardiste, pourrait être implantée.

L’élu et des membres du service du génie et de l’urbanisme se sont réunis à plusieurs reprises pour en discuter. L’inauguration officielle du parc, il y a un mois, est l’aboutissement de trois années de travail. Ce qui est particulier, dans ce projet, c’est qu’en plus des modules de jeux réservés aux enfants de 5 à 12 ans, une panoplie d’appareils ont été installés pour les personnes aux prises avec un handicap, lesquels peuvent aussi être utilisés par les aînés. Des balançoires adaptées, des xylophones géants et un gong pour stimuler les sens.

En fait, le volet sensoriel dote le parc d’un caractère bien particulier. Des instruments de musique pour l’ouïe, des végétaux et des tapis texturés pour le toucher, des plantes colorées pour la vue. Rien n’a été négligé pour faire de ce lieu un carrefour agréable pour tous.

Puisqu’il est prouvé que l’action de se bercer peut avoir un effet calmant, des balançoires plus larges ont été installées, le tout dans le but de les rendre accessibles à des citoyens aux prises avec un handicap physique ou une déficience intellectuelle. Les ados y trouvent leur compte aussi, grâce à l’aménagement d’une tyrolienne de taille respectable qui promet de procurer bien du plaisir aux jeunes. Selon le conseiller Tremblay, il s’agit de la première installée dans un parc à Saguenay.

« Tous les astres étaient alignés pour que ce projet se réalise. Le milieu le demandait et le momentum était là. On a consulté des organismes comme l’Association régionale de loisirs pour les personnes handicapées (ARLPH) et Le Parcours pour les inclure dans la conception », explique Claude Tremblay. Il précise qu’une partie des sommes investies provient du Plan d’action favorisant l’intégration des personnes handicapées (PAIPH) de Saguenay.

Une première phase a permis de réaménager ce vaste espace vert, dans l’optique de créer une île. Une centaine d’arbres ont également été plantés au pourtour du parc. Lorsqu’ils seront matures, l’endroit prendra l’allure d’un boisé en ville. Et en plein cœur de cette oasis végétale : un jardin communautaire. L’aménagement est prêt et il ne reste plus qu’à confier le mandat à un organisme pour la gestion du projet. La piste cyclable traverse le parc et les services municipaux ont pris soin de marquer la chaussée pour que des coureurs puissent aussi y faire quelques intervalles.

Le désir de Claude Tremblay, qui quitte la vie politique après 26 ans, est de voir des enfants, des adolescents, des adultes, des personnes âgées et des personnes handicapées habiter ce parc. En prendre soin aussi, pour assurer sa pérennité. Il le voit vivant, dynamique et ouvert à tous, peu importe l’âge ou la condition physique.
« C’est vraiment un parc d’envergure. Il va servir à plein de gens. C’est un secteur de Kénogami qui est habité par plusieurs catégories d’âge et je ne pouvais faire autrement que de faire quelque chose de bien », conclut Claude Tremblay.

300 000$ l’an prochain pour les terrains de tennis

Deux des quatre terrains de tennis qui se trouvaient à cet endroit ont été retranchés. L’an prochain, la Ville va investir 300 000 $ pour redessiner les deux courts restants, dont l’orientation sera modifiée pour que les joueurs n’aient plus le soleil dans les yeux. Le sol sera marqué pour que les amateurs de Pickleball puissent pratiquer ce loisir émergent. L’investissement total atteindra donc 800 000 $. Si le souhait de Claude Tremblay se réalise un jour, une piscine pourrait s’ajouter au parc J.-Alcide-Reid. Le conseiller attire l’attention sur le fait que le territoire de Jonquière (excluant Arvida) ne possède plus qu’un seul bassin public, au mont Fortin, et qu’il est vétuste. Il demeure discret sur cette question, mais croit qu’il faudra un jour se pencher sur cet enjeu et qu’il reviendra aux élus formant le prochain conseil de décider.