Alexandre Boulerice et Gisèle Dallaire s’inquiètent des répercussions que pourrait avoir au Lac-Saint-Jean un échec de la renégociation de l’ALÉNA.

Le NPD craint l’échec de l’ALÉNA

Le NPD s’inquiète des répercussions que pourrait avoir au Lac-Saint-Jean un échec de la renégociation de l’ALÉNA.

Le député Alexandre Boulerice a déploré le manque de détermination du gouvernement Trudeau dans ce dossier lors d’une tournée effectuée avec la candidate Gisèle Dallaire, jeudi, à Saint-Félicien, et dans d’autres localités de la région. « Pour une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, ça serait catastrophique. L’industrie forestière, l’aluminium, l’agriculture et les entreprises manufacturières ont besoin de cet accord. Le gouvernement n’est pas assez agressif envers les États-Unis. Même si le président Trump est imprévisible, le gouvernement n’a pas beaucoup de victoire depuis son élection concernant les échanges commerciaux », a-t-il lancé.

Ce qui l’inquiète, c’est que l’inaction montrée dans plusieurs dossiers se transpose aussi à l’ALÉNA. « Prenez le bois d’ouvre, ça fait deux ans que ça traîne. Le gouvernement n’a rien fait pour le régler et les entreprises régionales en souffrent. Si le gouvernement a la même stratégie que pour Netflix, ça s’annonce plutôt mal. De plus, il y a 40 députés libéraux au Québec et on ne les entend pas. On dirait des criquets. Ils ne défendent pas les intérêts du Québec, c’est pour ça qu’on n’a pas besoin d’un 41e », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Gisèle Dallaire s’inquiète que la gestion de l’offre en agriculture serve de monnaie d’échange dans le cadre de la renégociation de l’ALÉNA. « On le voit avec le lait diafiltré, ils n’ont rien fait alors qu’une mesure administrative aurait pu être mise en place pour empêcher ce sous-produit du lait d’entrer au Canada. Et comme les Américains n’ont pas les mêmes normes que nous, ce sont des produits qui proviennent de vaches bourrées aux hormones de croissance », a-t-elle affirmé.

Par ailleurs, le NPD veut maintenir la pression concernant le chapitre 11 de l’ALÉNA qui permet à des entreprises de poursuivre les gouvernements quand elles se sentent lésées. « Ça nous coûte 250 M $ pour se défendre contre une entreprise américaine qui veut faire de l’exploration pétrolière dans le Saint-Laurent. Ça n’a pas de bons sens comme réglementation. Ça nous pénalise et ça nous rend vulnérables comme gouvernement », a signalé Alexandre Boulerice.

Finalement, le député de Rosemont-La-Petite-Patrie a déploré que des modifications dans l’octroi de fonds de recherche en agriculture touchent une organisation comme Agrinova d’Alma.