Mathieu Brassard occupe la direction générale du Camping Jonquière depuis la fin de l’année.

Le nouveau DG du Camping Jonquière optimiste

À la barre du Camping Jonquière depuis environ huit mois, le nouveau directeur général du site, Mathieu Brassard, a pu prendre connaissance de l’ampleur de son mandat. Bien que beaucoup de travail reste à accomplir, le jeune homme dresse un premier bilan positif de ce qui a été fait depuis son arrivée en poste.

Le bachelier en administration des affaires à l’Université du Québec à Chicoutimi a été rencontré dimanche midi, sur son lieu de travail. Il a accepté de parler des derniers mois, marqués par plusieurs défis, et de sa vision pour l’avenir. En prenant la place de Richard Brabant, en poste depuis 2011 puis congédié il y a un an, Mathieu Brassard savait qu’il devait se faire un nom auprès des clients.

« Il y avait des défis, mais je pense qu’ils ont été relevés, a-t-il reconnu. Il y a toujours un certain défi quand on démarre un nouvel emploi, mais je devais également aller chercher de la crédibilité auprès de la clientèle. Depuis le début de l’été, l’ambiance est bonne et les gens sont super contents. »

Le Camping Jonquière a été éclaboussé par différentes histoires au cours des dernières années. Richard Brabant a été démis de ses fonctions par le conseil d’administration, mais l’ancien DG avait déposé une mise en demeure à l’automne pour congédiement abusif. La manoeuvre n’a pas eu de suite. Le camping a été également été condamné à une amende de 20 000 $ pour un non-respect de la Loi sur l’environnement et un autre avis de non-conformité avait été émis par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

En 2015, Richard Brabant avait poursuivi la conseillère municipale de Lac-Kénogami à l’époque, Christine Boivin, pour dommages et intérêts. L’histoire s’est terminée avec des excuses publiques rendues à Mme Boivin par M. Brabant.

Encore aujourd’hui, la nouvelle organisation du Camping Jonquière doit répondre à certaines exigences environnementales. Un nouveau développement est actuellement sur pause, le temps que les permis soient octroyés, mais Mathieu Brassard s’attend à ce que tout soit rentré dans l’ordre d’ici octobre et que le développement puisse se concrétiser.

« Le Camping Jonquière a un historique et on a dû prendre des décisions en conséquence, a convenu M. Brassard. Ça faisait partie du défi. Oui, il nous reste du travail à faire et le but est de se conformer avec le ministère de l’Environnement. On a fait affaire avec une firme d’ingénieurs pour nous aider à sortir de cette impasse et une fois que ça a été fait, les relations avec le ministère se sont bien déroulées. »

Des inspecteurs du ministère se sont rendus au Camping Jonquière durant les vacances de la construction. Ils ont félicité le personnel pour le travail effectué. Depuis le début de l’année, une cartographie des terrains et une caractérisation des milieux humides ont été complétées.

« On me parlait de gestion chaotique, mais je n’ai pas pu le voir lorsque je suis arrivé, a précisé Mathieu Brassard. Il y avait des choses à changer et j’ai apporté quelques modifications, notamment dans la planification, mais je me suis retrouvé dans un milieu fonctionnel. »

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LE VOLET MARKETING À DÉVELOPPER

Originaire de Chicoutimi, Mathieu Brassard se qualifie comme un « tripeux de plein air ». La tête remplie d’idées, il veut se concentrer sur l’aspect marketing, afin de rendre crédit aux installations du Camping Jonquière, situées en bordure du lac Kénogami, à quelques minutes du centre-ville de Jonquière.

« Le site est bien connu, mais on dirait qu’il est toujours fréquenté par les mêmes usagers, a fait remarquer le directeur général. Je veux que le Camping Jonquière devienne attrayant pour les touristes de partout au Québec. Il est possible de le rendre encore plus attrayant, connu et accessible. Pour réussir, ça va passer par un nouveau site Web, une plateforme de réservation en ligne, des vidéos promotionnelles, etc. C’est mon plan pour la prochaine année. »

Le jeune DG a un plan de développement pour le moyen et long terme du camping. Il veut toutefois que les dossiers progressent et aboutissent.

« Je veux faire un bout ici, mais je veux que les choses avancent, a exprimé Mathieu Brassard. Je veux que le site se développe et il y a encore beaucoup de potentiel. »