Annie Laviolette, Linda Desbiens, Marilyn Néron et Mélanie Lapierre tenaient une activité-bénéfice pour le Centre de prévention du suicide 02, jeudi soir, au restaurant Mikes de Chicoutimi-Nord.

Le nombre de suicides stable dans la région

Lorsqu'un suicide se produit dans une communauté, 200 personnes sont touchées, de près ou de loin. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le nombre de suicides reste relativement stable, mais pour le Centre de prévention 02, un seul suicide sera toujours de trop. C'est pourquoi il est primordial de continuer à parler de cette dramatique réalité et de faire de la prévention, autant chez les adultes que chez les aînés et les adolescents.
Le Centre de prévention du Suicide 02 tenait un 5 à 7-bénéfice, jeudi soir, au restaurant Mikes de Chicoutimi-Nord. Une cinquantaine de personnes s'y étaient réunies. « Aujourd'hui, tout le monde est touché par le suicide. On connaît tous quelqu'un qui s'est enlevé la vie. Et il n'y a rien de pire qu'être impuissant », a expliqué Annie Laviolette, intervenante au centre. 
Même s'ils oeuvrent dans un domaine plutôt noir, les bénévoles et les intervenants travaillent avec le côté lumineux. « Ce que nous voulons, c'est qu'il y ait de plus en plus de gens capables de détecter les symptômes d'une personne suicidaire. Il faut en parler, avec la personne en crise, mais aussi avec les proches, afin de redonner de l'espoir », note Mme Laviolette. 
Au Québec, trois personnes s'enlèvent la vie chaque jour. « C'est incroyable que le gouvernement ne s'insurge pas plus que ça. Il manque d'action, d'argent et de prévention. Plus il y aura de portes ouvertes, plus ça va être facile pour nous d'intervenir auprès des gens », souligne l'intervenante.
Cette dernière explique que 80 % des suicides « complétés » touchent des hommes. « Il y a encore beaucoup de travail à faire auprès des hommes, qui ne demandent pas d'aide. Nous constatons également une plus grande détresse chez les ainés », ajoute Mme Laviolette. 
La dame invite les gens inquiets pour un proche à communiquer avec le centre, sans hésiter. « Il se peut que la personne soit fâchée, mais cela ne durera pas. C'est mieux empêcher un suicide et se faire bouder quelques semaines que ne rien faire », note l'intervenante. 
La ligne téléphonique du Centre de prévention du suicide 02 est ouverte 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
L'organisme est constamment à la recherche de bénévoles, puisque le service est ouvert sans relâche. Pour contacter un intervenant, composez le 1866 APPELLE (277-3553).