La situation peut changer rapidement, mais les berges du lac Saint-Jean pourraient être épargnées par un niveau d’eau trop élevé ce printemps.
La situation peut changer rapidement, mais les berges du lac Saint-Jean pourraient être épargnées par un niveau d’eau trop élevé ce printemps.

Le niveau du lac Saint-Jean plus bas qu’à l’habitude

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
La crue printanière du lac Saint-Jean se poursuit, mais à un rythme moins intense que lors des dernières années. En date de mardi, le niveau de 13,9 pieds représentait un niveau plus bas que la normale à ce temps-ci de l’année, ce qui permet de croire que les berges pourraient être épargnées.

Rio Tinto, qui gère le niveau du Piékouagami, a confirmé que la crue avait « commencé une bonne dizaine de jours plus tard que d’habitude en raison des températures froides (des dernières semaines) dans les bassins versants, entre autres ». La crue 2020 est donc qualifiée de « timide et tardive » par l’équipe de communications de la multinationale, mais la situation peut rapidement évoluer, en fonction des conditions météorologiques.

Selon la page Facebook Riverains en colère, on indique que le niveau du lac Saint-Jean est d’environ trois pieds et demi plus bas qu’à pareille date l’an dernier, en plus d’être pratiquement à la même marque historique du plus bas niveau, atteint en 2010.

Toujours selon la même page, c’est la rivière Péribonka qui fournit le plus grand apport d’eau au lac avec un débit de 876 mètres cubes par seconde, ce qui représente 143 pour cent de son débit habituel et 20 pour cent de l’apport total d’eau vers le lac Saint-Jean.

Pour le moment, Rio Tinto ne peut faire de projections quant à la crue de 2020, et encore moins de bilan puisqu’elle se poursuit. Impossible de savoir également si le pic de crue est atteint.

« Les températures et les précipitations des prochains jours vont être déterminantes pour la crue », nous a-t-on indiqué, mardi après-midi.

« Normalement, à pareille date, on est capable de parler de la crue qu’on a eue, mais cette année on est encore dedans, ajoute Rio Tinto. On est encore en train de la vivre, ça évolue rapidement et ça évolue beaucoup en fonction des précipitations qu’on attend au cours des prochains jours.

Rio Tinto assure que la situation est sous contrôle et que toutes les mesures ont été prises pour gérer un soudain et intense apport en eau.

Dans le bulletin À prop’EAU, publié par la division Énergie Électrique de Rio Tinto, on explique que les évacuateurs 5 et 7 de la rivière Petite Décharge ont été ouverts afin de pouvoir répondre de façon sécuritaire aux précipitations prévues d’ici la fin de la semaine. La centrale Chutes-des-Passes fonctionne à bas régime pour retenir un maximum d’eau dans les réservoirs en amont.

L’installation d’estacades près des évacuateurs de la rivière Grande Décharche est retardée en raison de la réouverture de certains déversoirs. Des agents de sécurité de Rio Tinto seront présents à différents endroits pour sensibiliser les pêcheurs et la population. Ils pourront être visibles sur les rivières Petite Décharge et Grande Décharge, au quai de Saint-Gédéon et au débarcadère du centre de villégiature Dam-en-Terre, à Alma.