Jacques Pelletier, président du Mouvement Chicoutimi

Le Mouvement Chicoutimi paiera un sondage

Le Mouvement Chicoutimi et son président Jacques Pelletier poursuivent leur travail visant à convaincre la population d’adopter le nom de Chicoutimi pour la ville. C’est pourquoi l’organisme propose d’organiser au début de l’année 2018 une consultation de la population du Québec sous forme d’un sondage afin de connaître son opinion.

M. Pelletier a fait part de l’intention du mouvement d’aller de l’avant avec ce projet dans une allocution qu’il a prononcée mercredi lors d’un souper-bénéfice auquel était invité le conseiller Michel Potvin, au sous-sol de l’église Saint-Isidore.

Selon M. Pelletier, la question du nom de la ville doit être réglée une fois pour toutes et il estime qu’il ne revient pas uniquement aux citoyens de donner leur opinion sur le sujet, mais aussi aux utilisateurs du nom à se prononcer. « Le nom d’un lieu, ce n’est pas vrai qu’il appartient seulement aux gens du Saguenay. Il appartient aux Amérindiens, aux gens du Saguenay, mais aussi à ceux qui l’utilisent », a affirmé le président.

Selon lui, il est maintenant temps de déterminer quel est le meilleur indicatif géographique pour orienter les touristes, fonctionnaires, commerçants ou les industriels pour se diriger vers le Haut-Saguenay.

Au début de l’an prochain, un mandat sera accordé à une firme de sondage professionnelle qui devra réaliser un travail sérieux visant à connaître l’opinion du reste de la province. En plus, un site Web permettra d’élargir l’éventail des idées sur le sujet pour l’ensemble de la population.

Le plan d’action du mouvement ne s’arrête par là puisque du travail sera effectué auprès des nouveaux élus municipaux afin de les convaincre de prendre un moment de réflexion sur le sujet. On souhaiterait la création d’une commission de toponymie ou d’un comité dont le mandat sera de faire la lumière sur la valeur toponymique des noms des anciennes municipalités fusionnées en 1976 et 2002.

Le mouvement souhaite que les travaux du comité soient publics et présidés par une personne autre qu’un élu. Au cours des prochains mois, M. Pelletier propose d’organiser le plus de conférences possible afin de convaincre les citoyens d’adopter le nom Chicoutimi.