Le Momo Challenge, qui est représenté par une poupée aux yeux exorbités, aurait rejoint la région.

Le Momo Challenge rejoint la région

Après avoir sévi aux quatre coins de la planète, le phénomène viral Momo Challenge serait arrivé au Saguenay-Lac-Saint-Jean au cours des derniers jours. Les publications sur les réseaux sociaux et les appels à la vigilance se multiplient, et ce, même dans les écoles.

Le modus operandi est souvent le même. Les utilisateurs de réseaux sociaux reçoivent une invitation liée à l’image terrifiante d’une poupée aux longs cheveux et aux yeux surdimensionnés, qui serait inspirée d’une sculpture de l’entreprise japonaise d’effets spéciaux Link Factory.

Ceux-ci sont invités à ajouter un numéro à leur application de communication WhatsApp.

Une série de défis à caractère violent, sous peine de menaces, allant même jusqu’au suicide, seraient proposés aux jeunes. Une jeune fille de 12 ans s’est d’ailleurs enlevé la vie, il y a quelques semaines, en Argentine, après avoir relevé le défi lancé.

Avertissement
Au cours des derniers jours, une communication a été transmise aux parents des élèves fréquentant les écoles Notre-Dame et Des Jolis-Prés de Laterrière.

« Il a été porté à notre attention que des élèves auraient visionné, à la maison, un défi viral sur les médias sociaux. Le Momo Challenge pouvant avoir des conséquences dangereuses, nous vous suggérons donc d’être vigilants et à l’écoute de votre enfant dès maintenant à propos de cette situation », peut-on lire dans le message signé par la directrice Louise Noël.

« Si vous souhaitez obtenir du support pour intervenir auprès de votre enfant au sujet de ce défi viral, vous pouvez vous adresser à l’école et nos professionnels vous accompagneront », est-il également inscrit.

Jeudi, des parents d’Alma ont lancé un appel à la vigilance via une page Spotted. Des amis de leurs enfants ainsi que le couple ont reçu des demandes d’amitié Facebook provenant d’un utilisateur nommé Momo Momo et dont l’image est celle reliée au violent défi. Des centaines de commentaires ont été faits alors que la publication a été partagée près de 300 fois.

Une simple recherche à travers le moteur de recherche de Facebook permet de découvrir des dizaines de profils Momo Momo ayant des images de profil similaires.

Nellie Brière, spécialiste des réseaux sociaux et du trollage, a expliqué plus tôt cette semaine à La Presse que les gens derrière Momo ne sont pas connus, mais qu’il s’agit probablement d’un groupe d’intimidateurs.

«Le problème, c’est que comme c’est un phénomène Internet, il y a plein de nouveaux Momo qui sont nés du fait qu’on en parle... [...] Les gens vont monter en épingle leur histoire avec Momo, qui est peut-être fausse, mais qui va générer des «like». Ces histoires sont ensuite reprises par des YouTubeurs qui voient augmenter leur nombre d’abonnés et leur visibilité. Allez savoir après ce qui est vrai et ce qui est faux...»

Malgré les différents avertissements dans la région, aucun cas n’a été signalé à la Sûreté du Québec.