Martin Coiteux

Le ministre Martin Coiteux défend le FARR

Le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT), Martin Coiteux, défend la création du Fonds d'appui au rayonnement des régions (FARR). Il affirme qu'il offrira suffisamment de flexibilité pour permettre aux élus des MRC et de Saguenay de décider quels sont les projets régionaux à prioriser en matière de développement régional.
À la suite du rendez-vous manqué, le 30 janvier dernier, en raison de l'attentat survenu à la mosquée de Québec, où le premier ministre Philippe Couillard, le député Serge Simard et M. Coiteux devaient rencontrer les élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le ministre des Affaires municipales a affirmé ne pas comprendre la sortie de Saguenay portant sur les pertes récurrentes de 13 millions $, mais surtout les critiques concernant le FARR. Le ministre ajoute qu'aucune annonce n'a été faite au sujet des sommes disponibles pour l'année 1 de l'exercice 2017-2018. On parle de 30 M $ pour le Québec dans son ensemble, mais selon le ministre, il faudrait davantage parler de 2 M $ sur la base de la présence de 15 régions. Divers critères comme la vitalisation des municipalités moduleront les sommes versées. M. Coiteux ajoute que sur un horizon de cinq ans, les sommes disponibles augmenteront graduellement à 100 M $. « Lorsque nous aurons aligné les priorités régionales, plus nous avancerons dans le temps, plus nous aurons de projets à soutenir. »
Il note au passage que la région dispose d'une longueur d'avance en raison de la tenue, en juin 2015, de son sommet économique, qui lui laisse entrevoir un démarrage rapide.
La rencontre prévue avec les élus devrait permettre de clarifier certaines modalités de fonctionnement du FARR. Selon lui, il reviendra aux préfets et élus régionaux de décider quelle structure de travail ils veulent se donner pour prioriser les projets qui débordent des limites d'une seule MRC. Cette structure pourrait prendre la forme de la création d'un comité consultatif appuyé par la Conférence administrative régionale (CAR) et les divers ministères impliqués qui sont intéressés. À ce sujet, il n'est pas question d'accorder les fonds du FARR pour financer des projets locaux, mais plutôt des projets qui débordent les frontières de plus d'une MRC. Il rappelle que le Fonds de développement territorial (FDT) sert à de telles fins. « Notre intention est d'aller dans les régions et de leur dire : ''dites-nous quelles sont vos priorités en matière d'occupation du territoire et de vitalisation afin qu'on puisse les intégrer dans nos stratégies nationales comme le Plan Nord, la stratégie maritime, celle sur le développement de l'aluminium, etc.'' Dans chacune, il y aura un chapitre pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. »
Le ministre affirme que les sommes accordées à même le FARR pourront être jumelées avec d'autres sources de financement. M. Coiteux a conclu en affirmant que son gouvernement ne regrette pas d'avoir aboli les Conférences régionales des élus (CRÉ), un modèle qui ne fonctionnait pas de façon égale dans les régions et qui coûtait cher compte tenu du nombre de projets réalisés. Il se dit convaincu que la mise en place d'un comité consultatif par les élus soutenu par les équipes du MAMOT et de la CAR saura répondre aux besoins. « On veut signer des chèques pour des projets et non pour de l'administration », conclut-il.