Quelques jours après la mort tragique de Kaven Potvin, ses proches ont installé une croix et des fleurs près du lieu du drame afin de se recueillir.

Le mémorial du travailleur happé mortellement à Kénogami vandalisé

Les proches de Kaven Potvin, le travailleur happé mortellement à Kénogami le 3 octobre dernier, sont dévastés. Ils sont aussi en colère depuis qu’un vandale a volé une partie du mémorial qu’ils ont installé près du lieu du drame pour se recueillir.

Patrick Gagnon, le beau-père du disparu, ne décolère pas. Il y a quelques jours, il a fabriqué une croix et un panneau sur lequel les proches du disparu ont pu écrire des petits mots en hommage à Kaven. Il a installé le tout près de la piste cyclable où le travailleur effectuait des travaux le jour du drame. Un endroit où la famille et les amis comptent se recueillir.

Quelques jours plus tard, la mère de Kaven, sa conjointe des 18 dernières années, a constaté que des fleurs étaient éparpillées sur le sol à proximité de la croix.

Patrick Gagnon a alors décidé d’acheter un vase de béton et l’a installé sur place.

Les funérailles de Kaven ont été célébrées le vendredi 11 octobre. Le lendemain, Patrick Gagnon et sa conjointe ont récupéré les fleurs offertes au salon funéraire afin de les placer dans le vase.

« Quand on est arrivés sur place, on s’est rendu compte que quelqu’un était parti avec le pot », s’étonne-t-il encore.

Les membres de la famille avaient pris soin de demander la permission à la Ville avant d’installer la croix et les fleurs sur le terrain.

Patrick Gagnon n’effectue pas une sortie publique pour récupérer le vase. Il le fait plutôt pour lancer un appel au civisme. Il l’a d’abord fait en envoyant une lettre à CKAJ, puis lors d’un entretien avec Le Quotidien. « On est fâchés. Ces gens n’ont pas de respect, pas de classe. Un vase, je peux en acheter un autre, mais c’est un manque de respect incroyable, affirme celui qui a toujours considéré Kaven comme son propre fils. Kaven était un bon p’tit gars. Un “bollé” qui avait fait ses études d’ingénieur. Il se préparait à prendre la relève de la compagnie de son père. On était très fiers de lui, de tous ses accomplissements. Il était aimé. Kaven est parti tragiquement. C’est assez difficile comme ça. Nous, on ne veut que se recueillir en paix pour passer à la prochaine étape de notre deuil. On est déjà assez démolis comme ça. S’il vous plaît, laissez-nous panser nos plaies. »