Malgré le refus de Québec d’octroyer les 2 millions $ demandés pour la rénovation du gymnase, le directeur général du Patro de Jonquière, Yannick Gagnon, n’entend pas baisser les bras.

Le MELS dit non au Patro: demande de 2 millions $ pour l’agrandissement du gymnase

La direction du Patro de Jonquière vient d’encaisser toute une déception. Le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport du Québec (MELS) lui refuse l’aide financière demandée pour son projet d’agrandissement du gymnase.

L’organisme communautaire, qui est en activité depuis 70 ans, a réussi le tour de force d’amasser la moitié de l’enveloppe globale de 4 millions $ requise pour la réalisation des travaux. Le directeur général, Yannick Gagnon, était convaincu que cet effort collectif permettrait de convaincre le MELS de l’importance du Patro pour le milieu. 

Une simple lettre

La lettre, plutôt laconique, a abouti entre les mains de la présidente du conseil d’administration, Lucie Gagnon, au courant de la fin de semaine. En une dizaine de lignes, les mandataires du programme de rénovation des infrastructures sportives ont expliqué que la demande des dirigeants du Patro de Jonquière était refusée. 

Par l’entremise de son directeur général, la présidente a indiqué que nombre de questions demeurent au sein du conseil d’administration concernant cette fin de non-recevoir et que les administrateurs tenteront, au cours des prochains jours, d’obtenir des réponses.

Le projet continue

Yannick Gagnon, qui agit également comme président de la Fédération québécoise des centres communautaires et de loisirs, est estomaqué. Toutefois, après discussions avec les membres du C.A, il affirme que le projet de refonte du gymnase est loin d’être mort. S’il le faut, tous se retrousseront les manches pour rassembler les deux millions manquants.

« C’est un coup difficile, mais on va se relever et on n’abandonnera pas. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’on a réussi à amasser
2 millions $ grâce à la participation de la population et de plusieurs partenaires comme la Ville, Desjardins, Rio Tinto, le Club optimiste, les Chevaliers de Colomb et bien d’autres. Ce n’est pas juste la direction du Patro qui veut ce projet, c’est la population de Jonquière tout entière qui le souhaite », a plaidé Yannick Gagnon, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Pour illustrer la nécessité de bonifier les infrastructures du Patro, le directeur général précise que 925 enfants par jour fréquentent le camp de jour cette année. Pour l’été 2018, 54 candidatures ont été refusées, faute de place. 

Le Patro a fait des pieds et des mains pour écarter le moins de demandes possible en louant des locaux.

Critères

La direction du Patro de Jonquière avait réellement espoir d’obtenir l’appui de Québec en raison du caractère béton de son dossier et de la preuve indéniable de l’importance qu’accorde le milieu jonquiérois à cette institution. Les aînés y trouvent aussi leur compte grâce à la tenue de diverses activités communautaires et de loisirs.

« On pensait pouvoir commencer l’étape des plans et devis bientôt, avec le début des travaux au cours des prochains mois. On croyait que la cohorte 2019 pourrait inaugurer le nouveau gymnase », pointe Yannick Gagnon. Il ajoute que son organisation va questionner le ministère au sujet des critères d’évaluation.

« On s’attendait peut-être à recevoir un peu moins que ce qu’on avait demandé. Mais ne rien recevoir du tout, c’est un dur coup. Notre premier réflexe a été d’être extrêmement déçus. Maintenant, on se relève et on se positionne en décidant des actions à prendre », martèle-t-il.