Le MAPAQ inspecte la ferme, mais pas tout le zoo

Après avoir reçu des plaintes concernant certains traitements réservés aux animaux de ferme, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) est débarqué mardi sur le site du Zoo de Falardeau. Selon le rapport d’enquête obtenu par TVA Saguenay-Lac-Saint-Jean, le MAPAQ n’aurait blâmé Daniel Gagnon que sur l’enfouissement des carcasses d’animaux.

Par contre, le MAPAQ n’est pas responsable des animaux de la faune et exotique. Son mandat est réservé uniquement au secteur agricole, donc le zoo dans son ensemble n’a pas été inspecté comme le laissait croire le reportage diffusé jeudi.

L’avocat du zoo, Me Dominic Bouchard, a brandi ce rapport pour démontrer que son client n’avait rien à se reprocher.

« Les propriétaires vont respecter la décision (celle de se conformer aux règles d’enfouissement). Mais sinon, tous les autres griefs qui ont été faits par rapport aux animaux, le rapport du MAPAQ est clair, il n’y a aucun reproche qui est fait à mon client. Ça leur fait d’ailleurs du bien de voir qu’une autorité sérieuse fait un constat aussi positif. C’est le contraire de tout ce qui peut se dire sur les médias sociaux, alors qu’on leur fait des reproches et des récriminations sans fondement et sans vérification », a affirmé Me Bouchard, dans une entrevue accordée à TVA.

Me Bouchard n’a pas retourné les appels logés par Le Quotidien, jeudi. Il a donc été impossible d’obtenir le rapport du MAPAQ qui, selon les dires de l’avocat, ne rapporte « aucun » reproche. Un représentant du MAPAQ a toutefois confirmé au Quotidien que c’est la portion ferme qui a été visée dans cette inspection.

Enfouissement

Selon les informations de TVA, l’enfouissement des carcasses d’animaux de ferme aurait toutefois été pointé du doigt par le MAPAQ. Daniel Gagnon, rappelons-le, est également propriétaire d’une ferme bovine se trouvant près du zoo. Les enquêteurs du MAPAQ auraient donc été appelés à se rendre sur les lieux, pour vérifier notamment la présence de carcasses de veaux dans les ordures, l’état de sabot d’un âne et la procédure pour tuer des poules.

Les agents ont constaté que les animaux de la ferme, ou du moins des carcasses animales, étaient enterrés sur le terrain agricole. Selon les règles, les carcasses doivent être récupérées par un titulaire de permis de récupération de viandes non comestibles. Cette règle ne s’applique toutefois pas aux animaux exotiques ou à la grande faune, car ces espèces, rappelons-le, ne se trouvent pas sous la responsabilité du MAPAQ. Dans le Règlement sur les animaux en captivité, sous la juridiction du ministère de la Faune et qui régit les zoos, il n’y a aucune directive précise sur la disposition des carcasses.